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Bulletin 08 du 30 septembre 2016

Table des matières :

Bulletin CFPSAA Infos 2016-8 – du 30 Septembre 2016

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EDITORIAL

La rentrée nous a plongés sans délai au cœur des questions sur lesquelles nous devons agir. Nos commissions sont en ordre de bataille et les membres qui nous représentent au sein des instances institutionnelles ont déjà été sollicités pour avancer dans les domaines qui nous préoccupent tels l’emploi ou la réorganisation des MDPH.

Très vite un sujet brûlant a surgi qui me mobilise tout particulièrement : le transfert aux ARS de la totalité du financement des INJS. Cela concerne les quatre Instituts nationaux de jeunes sourds (INJS de Paris, Metz, Bordeaux et Chambéry) et l’Institut des Jeunes Aveugles (INJA de Paris).

Avec moi, l’ensemble de la CFPSAA est fortement mobilisée auprès des personnels et éducateurs de ces établissements pour soutenir le refus à ce projet dont les conséquences sont dommageables à la fois sur le plan pédagogique et logistique. C’est à terme l’abandon de la responsabilité éducative qui était historiquement exercée par les Affaires sociales et cela peut impacter la qualité de la scolarisation. C’est aussi la dégradation des conditions d’accueil des jeunes en raison de la gestion appliquée par les ARS, actuellement empreinte d’austérité. Nous constatons également le refus de tout dialogue social avec les professionnels du secteur. Vous trouverez un peu plus loin dans ce bulletin un extrait de compte-rendu d’une entrevue au ministère des Affaires sociales à laquelle j’ai participé et vous comprendrez la situation de blocage à laquelle nous faisons face. Vous pourrez si vous le souhaitez signer la pétition qui circule actuellement, à travers le lien que nous vous proposons à la suite de ce même texte.

Cette rentrée est marquée également par les activités internationales de la CFPSAA. Au niveau mondial, puisque nous avons représenté la France à l’Assemblée Générale de l’UMA (Union Mondiale des Aveugles), et au niveau européen, en participant à un week-end studieux avec nos amis de l’UEA (Union Européenne des Aveugles) qui tenait son comité de liaison à Paris fin septembre. Cette réunion a permis de faire le point sur les sujets traités au travers du partenariat de tous les pays. Au premier plan, l’accessibilité, avec le grand projet que mène l’UEA pour faire émerger un acte d’accessibilité transversal à toute l’Europe. Nous avons pris également connaissance des travaux fédérés par le bureau de l’UEA et menés par les uns et les autres de nos voisins européens. De plus, nous avons participé à un important débat sur l’impact du Brexit dans l’organisation des travaux de l’UEA. La cible prioritaire de la CFPSAA reste bien sûr l’Hexagone avec le travail quotidien que nous effectuons auprès des pouvoirs publics nationaux. Mais à l’heure de la mondialisation nous ne pouvons pas être absents du dialogue international. En Europe, tout particulièrement, nous savons bien qu’au-delà des propres lois de nos états, beaucoup de décisions sont prises à Bruxelles et commandent les décisions nationales. Nous devons être en alerte sur tous les fronts et présents à tous les niveaux stratégiques.

Souhaitant que ces quelques propos vous trouvent en pleine forme Edouard Ferrero, Président de la CFPSAA

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1) ACTUALITÉ DE LA CFPSAA

1-A) LA CFPSAA À L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’UMA

L’Union Mondiale des Aveugles a pour mission de représenter les personnes aveugles et malvoyantes dans le monde entier. Son rôle est important car l’UMA porte au niveau international les problématiques de la déficience visuelle. Elle en institutionnalise les besoins jusque dans des pays où les inégalités portent préjudice à ceux qui vivent dans le noir. Tous les 4 ans l’UMA réunit son Assemblée Générale. C’est l’occasion de réunir ses membres adhérents qui arrivent du monde entier. Chacun détient un pouvoir de vote qui se décline avec un nombre différent de voix selon le pays. La France détient 6 voix, elle est représentée par la CFPSAA. Ce rendez-vous quadriennal qui se déroule sur un point du globe différent à chaque fois, avait lieu cette année au mois d’août à Orlando en Floride. Edouard Ferrero, Président de la CFPSAA accompagné de Chantal Le Solliec déléguée générale ont donc consacré quelques jours de leur été pour porter les voix de la France au sein de cette instance dédiée à la déficience visuelle. Le programme de l’assemblée Générale de l’UMA est très dense. Il comporte 2 aspects : le travail sur le fond et les élections. De nombreuses séances plénières et de plus petites réunions permettent de confronter et de comparer les idées et les actions de chacun. Nous y retrouvons les grands thèmes que nous connaissons au niveau national : l’Éducation, l’Enseignement, l’emploi, la Citoyenneté et bien sûr l’Accessibilité dans son sens le plus universel. L’UMA propose un certain nombre d’orientations, et adopte des résolutions, agréées par l’Assemblée Générale, visant à la protection des droits des personnes déficientes visuelles, en influant sur les politiques menées de par le monde ou cherchant à combler l’absence de ces politiques. Nous aurons l’occasion de vous transmettre quelques exemples dans les semaines qui viennent. Les élections, elles, permettent de renouveler le bureau et le Comité Exécutif. Cette année, le Dr Fredric K. Schroeder a été élu Président de l’UMA. C’est un américain, issu de la Fédération Nationale des Aveugles des États-Unis qui succède ainsi au norvégien Arnt Holte. L’Émotion est toujours tangible lorsque tant de nationalités sont rassemblées autour d’une même cause. Il est très éloquent d’entendre les témoignages émanant de tous les continents. La vie des personnes aveugles et malvoyantes n’est évidemment pas la même en Europe ou en Afrique, et même d’un pays à l’autre. L’UMA s’organise d’ailleurs en grandes régions, afin de cibler ses actions. Au-delà des frontières, des débats et des divergences qui se font jour à l’Assemblée Générale de l’UMA, il y a une chose qui reste commune, c’est la part d’humanité partagée entre tous et la force d’une communauté unie vers un même but.

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3) ACTUALITES SOCIALES

3-A) SUR LE TRANSFERT DE FINANCEMENT DES INJ VERS LES ARS

Extrait du Compte rendu de l’entrevue au ministère des Affaires sociales (22/09/2016) avec les organisations syndicales

Les organisations syndicales étaient accompagnées de M. Edouard FERRERO (président de la CFPSAA) et d’une représentante des parents d’élèves. Leurs interlocuteurs étaient des représentants de la DGCS. La réunion s’est effectuée en présence des directions de l’INJS de Paris et de l’INJA. Dès l’ouverture, il a été annoncé l’impossibilité d’apporter une réponse décisive à notre demande de RETRAIT. Elle ne pouvait que faire remonter notre demande au cabinet ministériel (pour la énième fois). Par ailleurs, elle n’a apporté aucune réponse aux questions soulevées notamment concernant le non versement de la subvention de fonctionnement 2016-2017. Après une suspension de séance et après concertation, il a été réaffirmé les points suivants : « - Nous exigeons le retrait de l’inscription au PLFSS 2017 du transfert de financement des INJ aux ARS comme préalable à toute ouverture de discussion.
- Nous sollicitons à nouveau une audience auprès de la ministre dans les plus brefs délais compte tenu du vote de PLFSS en octobre 2016 et afin d’obtenir un réel engagement politique sur l’ensemble de ce dossier complexe.
- Nous réitérons notre demande d’un calendrier permettant l’ouverture d’une réelle concertation et le respect d’un vrai dialogue social. A partir d’un état des lieux consensuel, ce travail de concertation doit permettre d’élaborer un protocole d’accord sur l’évolution du dispositif de scolarisation des jeunes sous la responsabilité des Affaires sociales.
- Nous acceptons de rester aujourd’hui pour écouter la présentation du projet mais ne souhaitons pas ouvrir de discussions à ce sujet tant que les préalables ci-dessus ne sont pas remplis ». Edouard FERRERO (président de la CFPSAA) a tenu, au nom des associations, à alerter sur les risques d’amoindrissement de l’accompagnement des jeunes sourds et aveugles et de dégradation de la qualité des formations des professionnels intervenants dans ces structures et a insisté sur la nécessité de garanties et de concertation pour accompagner toute réforme.

Lien pour ceux qui voudraient signer la pétition : https://www.change.org/p/sauvons-le...

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3-B) TRANSFERT DU FINANCEMENT DES INSTITUTS NATIONAUX DE JEUNES SOURDS ET AVEUGLES AUX ARS (PLFSS 2017)

Lettre adressée aux députés par L’intersyndicale du Ministère des Affaires Sociales, de l’INJA et des INJS – 5 septembre 2016

Les quatre Instituts nationaux de jeunes sourds (de Paris, Metz, Bordeaux et Chambéry) et l’institut de jeunes aveugles (de Paris) sont des établissements publics d’enseignement spécialisé placés sous la tutelle du ministère chargé des personnes handicapées. Ils accueillent des jeunes sourds et jeunes aveugles de 3 à 20 ans, auxquels ils proposent différents modes de scolarisation en fonction de leur projet personnalisé. Depuis deux cents ans (l’Injs de Paris a été créé en 1791), leur financement est assuré par l’État. Lors du Comité technique ministériel du 7 juillet 2016, le ministère a annoncé son intention de transférer aux Agences régionales de santé le financement des Instituts nationaux de jeunes sourds et l’Institut national de jeunes aveugles, transfert déjà inscrit au projet de loi de financement de la Sécurité sociale de janvier 2017. Cette décision, qui constitue un tournant historique pour l’enseignement public aux déficients sensoriels, prise au cœur de l’été dans la précipitation, sans aucune consultation ni concertation préalable, ne peut qu’être perçue comme une marque de mépris pour les usagers, les familles, la communauté des sourds et celle des aveugles et des mal voyants ainsi que pour les professionnels des INJ. Sur le fond, cette décision ne peut en aucune façon permettre de relever le défi de l’éducation spécialisée auprès des déficients sensoriels. Elle risque de conduire à une très forte dégradation de la qualité de l’accueil des jeunes.
- Le transfert vers les ARS marque un abandon du pilotage national de l’éducation spécialisée alors même que les INJ occupent une place stratégique entre l’Éducation nationale et les établissements médico-sociaux.
- Ce transfert va mettre en porte-à-faux les INJ dans l’offre éducative et pédagogique sur le territoire national. Car les INJ ont depuis longtemps identifié que les demandes de scolarisation sont très souvent issues de tout le territoire national, de nombreuses régions n’étant pas en capacité d’y répondre. Ainsi, la variété de l’offre de prise en charge des jeunes déficients sensoriels sera réduite et la liberté de choix de scolarisation pour les familles, amoindrie.
- Alors même que depuis la Loi de 2005, le ministère n’a pas réussi à mettre en place une réelle politique de développement des INJ, (cf. le recours systématique aux emplois contractuels, les baisses de moyens… etc.), on voit mal comment les ARS pourraient y parvenir. Dans un contexte de restrictions budgétaires, ce transfert de tutelle conduira de facto à de nouvelles pertes de moyens et à une dégradation du taux d’encadrement de tous les personnels des Instituts.
- En prenant une telle décision, le ministère tourne le dos à toute politique ambitieuse pour l’enseignement et l’éducation des jeunes sourds et des jeunes aveugles au sein du service public. Il compromet à court terme l’existence de l’une des deux voies de formation pourtant recommandée par le rapport Naves - Pétreault - Brisset (mars 2016)

La recherche d’économies à court terme semble être le seul critère motivant cette décision qui ne permet pas de répondre aux problèmes spécifiques de l’enseignement aux déficients sensoriels ni de trouver des solutions pour améliorer une offre de formation qui reste très largement insuffisante dans notre pays. Non seulement elle ne permettra pas d’élaborer une politique ambitieuse d’Éducation et d’Enseignement aux déficients sensoriels mais pourrait bien saper les fondements d’un dispositif public original et bi- séculaire.

Pour l’heure, toutes les organisations syndicales et l’ensemble des professionnels des Instituts, comme de nombreuses familles, exigent le report sine die de cette mesure et l’ouverture d’une réelle concertation.

Nous sollicitons votre soutien pour que soit défendue cette cause auprès de Mme Ségolène Neuville, l’actuelle Secrétaire d’État en charge de ce dossier.

Confiant dans l’attention que vous porterez à ces inquiétudes, et à cette ambition de voir soutenu l’avenir d’Instituts qui ont depuis deux cents ans démontré leur utilité, nous vous prions de recevoir l’assurance de notre haute considération.

Page Facebook et chaine YouTube : Sauvons les INJ Adresse mail : sauvonslesinj@gmail.com

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3-C) DOUZE MILLE PLACES SUPPLÉMENTAIRES POUR PERSONNES ÂGÉES OU HANDICAPÉES INSTALLÉES EN 2015

Au début du mois de juillet, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a présenté à son conseil d’administration un bilan des créations de places dans les établissements et services pour personnes âgées et personnes handicapées au cours de l’année écoulée. Toutes catégories confondues, 11.937 places ont été créées en 2015. Leur nombre total s’élève ainsi à 961.400 places au 31 décembre.

7.200 places pour les personnes âgées... Côté personnes âgées, 7.208 places - hors Pasa (pôles d’activités et de soins adaptés) et plateformes d’accompagnement et de répit non comptabilisées en places - ont été installées en 2015, pour un montant de 90,2 millions d’euros. La CNSA rappelle que l’offre de places médicosociales pour personnes âgées a pratiquement doublé depuis 2005 (+85%). Le nombre total de places en établissements et services médicosociaux pour personnes âgées s’élevait ainsi à plus de 720.400 au 31 décembre 2015 : 575.262 places en hébergement permanent, 119.095 places de services de soins infirmiers à domicile (Ssiad), 13.969 places d’accueils de jour, 10.861 places en hébergement temporaire et 1.286 places en unité d’hébergement renforcé (UHR).

Ce total correspond à un ratio d’un peu plus de 117 places d’établissement ou de service médicosocial pour personnes âgées pour mille personnes de plus de 75 ans, avec toutefois de forts écarts entre départements (de 54 à 194 places pour mille personnes de plus de 75 ans). Sur la période 2016-2020, le prévisions de créations de places par les agences régionales de santé (ARS) sont de 23.222, dont près des trois quarts d’ici la fin de 2017. L’investissement correspondant est évalué à 286 millions d’euros. La CNSA estime que "cette programmation suit un rythme suffisamment élevé pour faire face à la croissance du nombre de personnes âgées jusque 2018".

... et 4.730 pour les enfants et adultes handicapés Du côté des personnes handicapées, le nombre de places d’établissements et services installées en 2015 s’est élevé à 4.729, dont 2.526 places destinées à l’accompagnement des adultes et 2.203 pour les enfants, le tout pour un montant de 151 millions d’euros. Au 31 décembre 2015, la France comptait ainsi 240.983 places en établissements et services médicosociaux pour personnes handicapées, dont 83.629 pour adultes et 157.354 pour enfants. Ces chiffres équivalent à 9,7 places d’établissements et services médicosociaux - exclusivement des structures médicalisées - pour mille enfants de moins de 20 ans. Comme en matière de personnes âgées, les taux départementaux varient fortement, de 5,6 à 21,6 places pour mille enfants.

Pour les adultes, on dénombre près de 2,5 places médicalisées et 3,8 places non médicalisées pour mille personnes âgées de 50 à 59 ans. Si on raisonne par département, le niveau d’équipement médicalisé varie entre 1,3 et 5,9 places pour mille adultes âgés de 20 à 59 ans, tandis que le niveau d’équipement non médicalisé est compris entre 2,15 et 17 places pour mille adultes.

A l’horizon 2020, les ARS prévoient d’installer 10.824 places sur la période 2016-2019, dont 4.550 places dès 2016. Cet effort représentera un investissement de 421,3 millions d’euros.

Jean-Noël Escudié / PCA Site Localtis

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4)- ACTUALITES FRANCAISES DU HANDICAP

4-A) NOUVEAU RECORD POUR LE CHÔMAGE DES PERSONNES HANDICAPÉES

Dix ans après l’entrée en vigueur de la loi Handicap du 11 février 2005, l’emploi reste sans aucun doute le principal point noir à l’affiche du bilan. La dernière livraison du tableau de bord national de l’Agefiph sur l’emploi et le chômage des personnes handicapées (dans le secteur privé), le confirme à l’évidence. Depuis 2007, le nombre de demandeurs d’emploi handicapés a progressé de 136% - soit une multiplication par 2,3 - quand la hausse globale du chômage n’était "que" de 76%.

Près de 500.000 demandeurs d’emploi handicapés Sur un an (de mars 2015 à mars 2016), la progression du nombre de demandeurs d’emploi handicapés est encore de 5,3%, ce qui correspond toutefois à un rythme plus modéré que les années précédentes. Au total, le nombre de demandeurs d’emploi bénéficiaires de l’obligation d’emploi (DEBOE) atteignait 486.258 au 31 mars 2016, soit 8,4% de l’ensemble des demandeurs d’emploi (5,767 millions). Si le chômage des personnes handicapées est proportionnellement plus important que celui de l’ensemble des salariés, il est aussi plus long. L’ancienneté moyenne d’inscription au chômage est ainsi de 799 jours pour les DEBOE, contre 593 jours en population générale. Cette ancienneté moyenne des demandeurs d’emploi handicapés varie fortement selon les régions, allant de 592 à 1.244 jours. A noter également : parmi les DEBOE, 22% sont titulaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), soit 108.000 personnes sur le million d’allocataires de cette prestation. En termes de domaines professionnels, près d’un quart des DEBOE recherchent un emploi dans le secteur des services à la personne et à la collectivité et 15% dans celui des supports à l’entreprise.

Amélioration sur l’obligation d’emploi En termes d’obligation d’emploi de travailleurs handicapés (OETH), l’Agefiph recense 99.800 établissements assujettis, employant 8,849 millions de salariés, dont 386.700 salariés handicapés. Ces derniers comptent 42% de femmes et 49% de salariés de 50 ans et plus, contre respectivement 41% et 27% pour l’ensemble des salariés. Au final, le taux d’emploi direct de travailleurs handicapés dans les établissements assujettis s’élève à 3,3%, un taux en hausse de 0,4 point depuis 2010. En tenant compte de la sous-traitance d’activité à des établissements et services d’aide par le travail (Esat), le respect de l’obligation d’emploi s’améliore régulièrement, ce qui se lit aussi dans le recul des contributions à l’Agefiph (dues par les établissements qui ne respectent pas le quota de 6% de travailleurs handicapés en emploi direct ou par sous-traitance). Entre 2008 et 2014, le nombre d’établissements contribuant à l’Agefiph est ainsi passé de 54.984 à 41.345 (soit 41% des établissements assujettis à l’obligation d’emploi), tandis que le montant annuel des contributions versées passait de 574 à 402 millions d’euros. Sur le fond, les raisons de ce relatif échec de l’insertion professionnelle des personnes handicapées sont connues de longue date. Elles combinent la situation générale du marché de l’emploi - qui vaut pour tous les salariés - et des raisons propres aux travailleurs handicapés et qui entraînent des difficultés spécifiques d’insertion : âge moyen plus élevé que l’ensemble des salariés, plus faible niveau de formation initiale, mobilité moins importante...

Jean-Noël Escudié / PCA Localtis.info Retour sommaire

4-B) QUATRE MILLIONS DE PERSONNES ÂGÉES OU HANDICAPÉES EXONÉRÉES DE LA TAXE D’HABITATION EN 2016

Dans son rapport d’information sur l’application des mesures fiscales de la loi de finances, Valérie Rabault, rapporteure générale du budget à l’Assemblée nationale, s’attarde longuement sur l’exonération de la taxe d’habitation en faveur des personnes âgées et des personnes handicapées à revenus modestes. La députée (PS) du Tarn-et-Garonne vise plus particulièrement la mise en œuvre de l’article 75 de la loi de finances pour 2016 (voir nos articles ci-contre du 6 janvier 2016). Celui-ci a en effet maintenu le bénéfice de l’exonération de la taxe d’habitation pour près de 800.000 personnes âgées ou handicapées qui auraient dû redevenir imposables.

Près d’un million de personnes âgées ou handicapées menacées d’assujettissement Sans entrer dans le détail, ce retour à l’assujettissement à la taxe d’habitation résulte de la suppression de la demi-part de veuf ou de veuve décidée en 2008. Celle-ci s’est appliquée progressivement avant une disparition totale en 2014. Cette suppression de la demi-part a eu pour effet mécanique d’augmenter le revenu fiscal de référence des personnes concernées, les conduisant ainsi à dépasser les seuils d’exonération de la taxe d’habitation et de la taxe foncière. Au prix d’un dispositif complexe - mêlant un lissage progressif sur quatre ans, puis la mise en place d’une mesure pérenne d’exonération -, l’article 75 de la LFI 2016 a permis à 768.000 personnes âgées ou handicapées de conserver, de fait, le bénéfice de ces exonérations. Globalement, le nombre de personnes âgées ou handicapées bénéficiaires d’une exonération s’est nettement accru entre 2010 et 2016, malgré deux années de baisse en 2012 et 2013. Ce nombre est ainsi passé de 3,50 millions en 2010 à 4,10 millions en 2016. La hausse a été particulièrement sensible en 2014 (+9,4%) et en 2016 (+8,2%). L’article 75 de la LFI 2015 a également permis à 232.000 personnes âgées ou handicapées de conserver le bénéfice de l’exonération de la taxe foncière, qui aurait dû être remis en cause pour les mêmes raisons. Contrairement à la taxe d’habitation, le nombre de personnes exonérées de la taxe foncière est resté toutefois quasi stable ces dernières années, passant de 1,25 million en 2012 à 1,21 million en 2013. A noter : grâce à l’article 75, 189.000 contribuables à revenus modeste ont bénéficié à la fois de l’exonération de la taxe d’habitation et de celle de la taxe foncière.

Un coup de pouce moyen de 644 euros par bénéficiaire L’effet de ces exonérations est loin d’être négligeable, puisque le rapport les évalue à 644 euros par bénéficiaire (et jusqu’à 1.138 euros pour les bénéficiaires d’une double exonération). En termes budgétaires, le coût de l’article 75 est évalué à environ 400 millions d’euros par an. Plus globalement, le coût de la compensation versée aux collectivités au titre de ces exonérations s’est élevé en 2015 à 79 millions d’euros pour la taxe d’habitation et à 1.184 millions d’euros pour la taxe foncière (hors effet de l’article 75). Pour mémoire, les bénéficiaires de ces exonérations sont les titulaires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), ceux de l’AAH ou de l’allocation supplémentaire d’invalidité, les contribuables atteints d’une infirmité ou d’une invalidité les empêchant de subvenir par leur travail aux nécessités de l’existence lorsque le montant de leurs revenus de l’année précédente n’excède pas un plafond et, enfin, les contribuables de plus de 60 ans et les veufs et veuves dont le montant des revenus n’excède pas ce même plafond.

Jean-Noël Escudié / PCA Localtis.info

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4-C) COMMENT RÉAGIR FACE AUX TROUBLES ALIMENTAIRES ?

- Courte Présentation Des Troubles Liés À L’alimentation

De nombreuses personnes souffrent de troubles liés à l’alimentation (diabète, plus de trois millions de personnes concernées en France, surpoids, obésité, plus de 35 % de la population mondiale) ou encore de Troubles du Comportement Alimentaire, dits TCA (anorexie, 170 000 adultes en France, boulimie, 250 000 adultes en France, hyperphagie...). En voici une rapide description :
- La crise de boulimie correspond à une prise importante et compulsive de nourriture, souvent ingérée en moins de deux heures, et plus rapidement qu’habituellement. Il y a une perte de contrôle ressentie et souvent l’on mange à l’abri des regards.
- La Boulimie correspond au fait d’avoir régulièrement des crises de boulimie (2 fois par semaines environs depuis au moins 3 mois) AVEC des comportements compensatoires récurrents visant à prévenir la prise de poids, tels que : vomissements provoqués (entraînant des problèmes de santé dentaire, cardiaque...), emploi abusif de laxatifs, diurétiques ou autres médicaments ; jeûne ; exercice physique excessif. L’estime de soi est trop fortement influencée par le poids et la forme corporelle.

- L’hyperphagie correspond au fait d’avoir régulièrement des crises de boulimie (environ 2 fois par semaine pendant 6 mois) SANS comportement compensatoire (sans vomissement, laxatifs, hyperactivité sportive...). Après les crises, il peut apparaître des sensations de distension abdominale inconfortable, on peut ressentir de la gêne, de la culpabilité, s’auto-dévaloriser...

- L’Anorexie mentale correspond avant tout à une peur de grossir tandis que le poids est dans la norme ou déjà en dessous de cette norme. On peut ressentir un certain plaisir de maigrir, de contrôle sur son poids au départ. Souvent cela entraîne une aménorrhée chez les femmes pendant au moins trois cycles menstruels, et de nombreux problèmes de santé jusqu’au risque d’entraîner la mort (ostéoporose, crise cardiaque...). Il y a dans tous les cas une perturbation dans la manière dont le poids corporel et la silhouette sont perçus. L’estime de soi est, comme pour la boulimie, trop fortement influencée par le poids et la forme corporelle. Les phases de restriction alimentaire peuvent aussi être suivies par des crises de boulimie.

Ces courtes descriptions (issues du DSM-V, 2013) sont très générales et ne sont pas exhaustives. Chaque personne est différente. Elle peut être concernée par seulement quelques éléments de ces descriptions, et en parallèle souffrir de diabète, de surpoids et/ou d’obésité.

Que Faire Face Aux Troubles Alimentaires ? Si vous êtes vous-même concerné(e) ou l’un de vos proches, l’association ENDAT a pour but d’aider les personnes à ne plus souffrir des troubles liés à l’alimentation (TCA, diabète, obésité).

Présentation De L’association Endat : L’association ENDAT (Éducation nutritionnelle des personnes Diabétiques et Aide aux Troubles du comportement alimentaire) est une association loi 1901 d’intérêt général spécialisée dans l’accompagnement pluridisciplinaire de personnes adultes souffrant de troubles liés à l’alimentation dans une approche d’éducation thérapeutique du patient (ETP). 2000 personnes ont été prises en charge depuis 2008. 70 % des personnes voient une amélioration de leurs symptômes. L’association comporte des intervenants diplômés et certifiés (40 heure ETP) (psychologues,diététiciens-nutritionnistes, médecins, sophrologue, psychomotriciens, ostéopathes...).

Déroulement D’un Parcours Thérapeutique À Endat :

A l’issue d’un bilan éducatif partagé, un chemin personnalisé de QUATRE ATELIERS individuels et/ou collectifs parmi tous ceux proposés par l’association vous sera proposé. Vous bénéficierez de dix séances dans chacun de ces ateliers. Une participation financière est demandée pour davantage vous responsabiliser dans votre démarche de soin.

Les ateliers proposés appartiennent à cinq approches différentes permettant ainsi de vous accompagner de façon plus globale : approche psychologique, approche nutritionnelle, approche corporelle et artistique, approche sociale et réinsertion professionnelle, approche existentielle.

Vos Besoins Et Attentes Êtes-vous concerné (e) ? : Votre entourage est-il touché ? : Quelles sont vos attentes ? (par exemple souhaitez-vous avoir des conférences, entretiens personnalisés, documentation, références de structures, prise en charge etc.) : Merci d’indiquer votre e-mail / ou tel pour que nous répondions à vos questions et attentes : En savoir plus : endat@laposte.net ou 01 43 06 66 31 / 06 79 32 21 34 Adresse : 4A rue Vigée Lebrun – 75015 Paris (M° Volontaires ou Pasteur)

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4-D) DISCRIMINATION/CÉCITÉ - REFUS DE CHIEN-GUIDE À REIMS

Il aura fallu une grande détermination à Geoffrey pour déposer plainte pour discrimination contre un pub de Reims (Marne) dont le taulier a fermement refusé qu’il entre avec son chien-guide d’aveugle. Un refus qu’il a rencontré à nouveau le lendemain au commissariat de police, quand un policier lui a demandé de laisser son chien-guide à l’accueil puis a refusé le dépôt de plainte ! C’est finalement au tribunal que la victime a directement déposé plainte, lassée de multiples refus d’accepter l’entrée de son chien-guide dans divers établissements. Rappelons que cet animal d’assistance doit être accepté dans tous les établissements ouverts au public depuis une loi de 1987.

Yanous-Actu n° 474

Les articles de Yanous-Actualités sont diffusés avec l’aimable autorisation de Laurent Lejard

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5) ACTUALITÉS INTERNATIONALES DU HANDICAP

5-A) COMMENT LES ESPACES PARTAGÉS AFFECTENT LE DÉPLACEMENT SÉCURITAIRE DES PERSONNES AVEUGLES ET MALVOYANTES

Communiqué de presse de l’UMA pour la Journée de la canne blanche 2016

15 octobre 2016 Toronto, Canada : La canne blanche est le symbole mondial de l’indépendance et de la mobilité pour les personnes aveugles et malvoyantes et aujourd’hui, 15 octobre, nous célébrons son importance à l’occasion de la Journée de la canne blanche. La capacité de se déplacer librement est une cause à part entière pour le mouvement des aveugles depuis ses débuts, et elle reste l’un des objectifs les plus importants au plan mondial pour les personnes aveugles et malvoyantes aujourd’hui. Les challenges à la mobilité des personnes aveugles ne cessent d’évoluer car les communautés de personnes aveugles et malvoyantes vivent dans un monde qui change en permanence. Le déplacement sécuritaire de tout un chacun doit toujours être pris en considération lorsque les environnements sont modernisés.

Par exemple, un challenge émergent est la question du déplacement sécuritaire dans les espaces partagés. Un espace partagé est « une rue ou un endroit conçu pour améliorer le déplacement et le confort du piéton tout en réduisant la prédominance des véhicules à moteur et permettant à tous les usagers de partager le même espace au lieu de suivre les règles clairement définies et implicites de conceptions plus traditionnelles » (Note relative au transport local 1/11 d’octobre 2011, Département des transports, Londres). Cela dit, cette complexité accrue peut rendre la mobilité plus difficile pour les personnes aveugles et malvoyantes.

« Se déplacer en toute sécurité dans un espace partagé dépend grandement du contact visuel entre les conducteurs de véhicules, les cyclistes et les piétons, contact qui donne une indication officieuse de qui se trouve à proximité dans cet espace partagé », déclare Martine Abel-Williamson, Trésorière de l’UMA et membre du Groupe de Travail de l’UMA chargé de l’Accès à l’environnement. « En tant que personne aveugle, je ne peux pas utiliser ce type de communication spontanée et officieuse », ajoute-t-elle.

La question des espaces partagés présente des problèmes pour les personnes aveugles et malvoyantes partout dans le monde. « Toronto, ma ville d’origine, a mis en place un magnifique nouvel espace partagé le long de la promenade riveraine mais malheureusement cela me pose des soucis de sécurité », affirme Penny Hartin, Directrice de l’Union Mondiale des Aveugles. « Se déplacer de façon indépendante sur les multiples voies de transport peut être très effrayant sans une signalisation tactile et audio adéquate. Et les architectes chargés de la planification urbaine ne doivent pas partir du principe selon lequel toute personne peut se déplacer dans un espace partagé à l’aide du simple contact visuel avec le reste des usagers », poursuit-elle.

Par chance, comme l’explique Mme. Abel-Williamson, la canne blanche peut aider à améliorer la situation car « les piétons et les conducteurs me voient, puisque ma canne blanche indique clairement et sans équivoque que je suis aveugle, mais que je peux quand même me déplacer d’une façon sécuritaire ». Cela dit, nous ne pouvons pas tout laisser entre les mains du respect des autres et du symbole international de la canne blanche, ni même des chiens-guides. La mobilité a besoin que toutes les personnes handicapées, y compris les personnes aveugles et malvoyantes, soient prises en considération dès les premières étapes de la conception et de la création des espaces partagés. L’UMA a rédigé une déclaration de position sur les espaces partagés, à travers Mme. Abel-Williamson, qui souligne les bonnes pratiques à suivre par les architectes du mobilier urbain et autres parties prenantes lors de la planification, de la conception et de la mise en place des espaces partagés. Dans l’ensemble, cette déclaration insiste sur le besoin de consultation avec les organisations de la cécité à toutes les étapes du processus et à défaut de cette consultation, nous animons les organisations d’aveugles à exercer leur plaidoyer contre l’installation d’un espace partagé.

Pour en savoir plus concernant les espaces partagés et les principes de bonne conception et mise en œuvre, veuillez lire notre déclaration de position, disponible sur notre site web à travers le lien : http://www.worldblindunion.org/Engl...

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6) ACCESSIBILITÉ

6-A) BANDES DE GUIDAGE, CARREFOUR ET BANDES D’INTERCEPTION

I. Bandes de guidage : Pour le repérage ou l’orientation, tout est plus simple avec les bandes double.

De façon générale, la C.F.P.S.A.A. préconise une bande de guidage double de type 2 X 3 cannelures de 15 cm et contrastée par rapport au sol. Ces deux bandes se positionnent parallèlement de part et d’autre d’un vide de 39 cm au milieu. Ce dispositif est communément appelé « chemin de guidage » et sert à tous les usagers déficients visuels et ce de plusieurs manières : en effet, il permet un repérage plus fiable et facilite le maintien de la trajectoire lors du cheminement. Pour autant, selon les flux, qui nous servent ou nous desservent fonction du sens, une bande simple peut suffire.

Différentes situations sont à prévoir :

- 1) Dans les grands espaces : La C.F.P.S.A.A. préconise une bande double dit « Chemin de guidage ».
- 2) Dans les espaces restreints : La C.F.P.S.A.A. préconise une bande simple si le flux est moindre. La C.F.P.S.A.A. préconise une bande double si le flux est trop dense, de manière à facilite le repérage et l’orientation.
- 3) Dans les couloirs : i. Couloirs serrés : La C.F.P.S.A.A. ne préconise aucune de bande de guidage. ii. Couloirs de 6 m : La C.F.P.S.A.A. préconise une bande de guidage simple conforme à la norme NF P98-352 au centre du couloir.

II. Carrefour : vide ou plein ?

De façon générale, lorsqu’un croisement intervient sur un cheminement, la C.F.P.S.A.A. préconise du plein. En forme de carré, ce plein est composé de lignes « repérables et détectables ». Les plots de la B.E.V. sont à proscrire sur ce plein.

Différentes situations sont à prévoir :

- 1) Le cheminement se compose d’une double bande de guidage dit « Chemin de guidage » Lorsqu’il s’agit d’un chemin de guidage, le carrefour doit être matérialisé par du plein. La mesure du carré plein doit couvrir la totalité du cheminement (et donc faire 69 cm pour couvrir le balayage de la canne). 2) Le cheminement se compose d’une bande de guidage simple soit 21 cm. i. Lorsqu’il s’agit d’un croisement : Carré plein de 69 cm donc carré débordant de 24 cm de part et d’autre de la bande de 21 cm ii. Lorsqu’il s’agit d’un changement de direction : Les bandes sont accolées en angle droit.

III. Bande d’interception

Une bande d’interception est composée de deux modules accolés de type « bande de guidage » de 4 cannelures chacune. La largeur minimum ne peut pas être inférieure à 42 cm. Pour rappel, une bande d’interception sert au repérage d’un arrêt de bus ou d’un passage pour piéton. La bande d’interception doit être posée sur toute la largeur du trottoir afin qu’une personne déficiente visuelle ne puisse pas passer à côté du dispositif.

IV. Signalétique sonore

Quoi qu’il arrive, la pose de bandes de guidage doit impérativement être doublée par des balises sonores qui indiquent la direction à suivre. Dans certaines circonstances, la signalétique sonore a pour simple fonction la localisation. Exemple :
- L’annonce du nom de l’établissement au niveau de sa porte d’entrée
- L’annonce de la borne d’accueil ou d’un guichet de vente de billets

Thierry Jammes Commission Accessibilité

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6-B) COURRIER DU COLLECTIF POUR UNE FRANCE ACCESSIBLE À EMMANUEL BARBE, DÉLÉGUÉ INTERMINISTÉRIEL À LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE

Objet : Engins de déplacement personnel – juillet 2016

Monsieur le Délégué interministériel à la sécurité routière, Le Collectif pour une France accessible a pour objet de défendre et de promouvoir l’accessibilité de tous les citoyens à leur cadre de vie, et tout particulièrement en ce qui concerne leur circulation sur les trottoirs. Notre Collectif est profondément inquiet du développement des véhicules électriques de transport personnel monoroue et leurs dérivés (monocycle ou « Wheel », skate électrique, trottinette électrique…), essentiellement parce que les promoteurs de ces engins prétendent qu’ils seraient « assimilés aux piétons » et qu’ils auraient de ce fait le droit de circuler sur les trottoirs. Ces engins sont des dérivés du célèbre gyropode Segway, dont certains ne sont même pas homologués. Ce sont donc des « véhicules », selon la définition qu’en donne le Journal Officiel du 26 mai 2009. Le terme de véhicule est d’ailleurs employé par les créateurs de ces engins.

On peut trouver sur ce sujet la déclaration de M. Shane Chen, présenté comme l’inventeur du gyroroue à l’adresse suivante : http://www.eroue.fr/wheelacademy/pr... Il y déclare notamment que : « Véhicule de transport personnel motorisé, (…) le monocycle électrique (…) peut transporter une personne de 120 kg jusqu’à 25 km/h … »

L’association Prévention routière rappelle à cet égard qu’un choc à 25 km/h équivaut à une chute du premier étage d’un immeuble. …/… Ces engins ne sont donc pas sans danger ; et ce aussi bien pour les personnes en situation de handicap (mobilité réduite, déficients visuels et auditifs), que pour les personnes âgées, les enfants, les parents avec poussettes ainsi que pour toute piéton valide. Il est donc totalement déraisonnable de faire circuler ces engins sur les trottoirs. Leur place idéale semble être sur les pistes cyclables, car ces engins motorisés et non motorisés ne sont pas compatibles avec la marche à pied et posent grandement problème notamment aux personnes âgées et personnes déficientes visuelles comme l’a indiqué un représentant de la mairie de Paris lors du dernier séminaire du PAMA 2 (Plan d’Action des Mobilités Actives) qui s’est déroulé à Lyon les 21 et 22 mars 2016. Le code de la route ne prévoit pas spécifiquement l’existence de ces engins, leur circulation sur les trottoirs ne devrait donc faire l’objet d’aucune tolérance des pouvoirs publics et des forces de l’ordre. En conséquence, Monsieur le délégué, le Collectif pour une France accessible souhaite que les véhicules électriques de transport personnel monoroue et leurs dérivés soient officiellement exclus des trottoirs en raison de leur caractère accidentogène, et à tout le moins anxiogène. Nous nous tenons à votre disposition pour vous étayer plus amplement notre positionnement. Ne doutant pas de l’intérêt que vous accorderez à notre sollicitation, et au nom du Collectif pour une France accessible, je vous prie de recevoir, Monsieur le Délégué, l’assurance de notre considération.

Alain Rochon pour le Collectif pour une France accessible

http://collectifpourunefranceaccess...

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8) EMPLOI

8-A) AVIS DE CONCOURS ET DE VACANCE D’EMPLOIS

Avis relatif au recrutement de travailleurs handicapés par la voie contractuelle pouvant déboucher sur une titularisation en catégorie A, B ou C NOR : MAEA1623943V Un recrutement de personnes en situation de handicap est prévu au titre de l’année 2017. Le nombre total de places offertes au recrutement est fixé à 10. Ces places sont réparties de la manière suivante : – catégorie A (corps des secrétaires des affaires étrangères) : 4 emplois ; – catégorie B (corps des secrétaires de chancellerie) : 3 emplois ; – catégorie C (corps des adjoints administratifs de chancellerie) : 3 emplois. Les personnes intéressées devront adresser au ministère des affaires étrangères et du développement international, direction des ressources humaines (bureau RH1B), 27, rue de la Convention, CS 91533, 75732 Paris Cedex 15, par voie postale, les pièces suivantes pour la constitution de leur dossier : – une lettre de motivation indiquant impérativement une seule des trois catégories d’emploi visées (A, B ou C) ; – un curriculum vitae précisant votre formation et vos compétences ; – la copie d’une pièce d’identité en cours de validité ; – un justificatif de la reconnaissance du handicap en cours de validité. Conformément à l’article L. 5212-13 du code du travail, ce document peut être, selon le cas : la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), le justificatif du versement d’une rente accident du travail ou maladie professionnelle pour une incapacité permanente au moins égale à 10 %, le justificatif d’une pension d’invalidité correspondant à une réduction d’au moins 2/3 de la capacité de travail ou de gain, le justificatif d’une pension militaire d’invalidité, le justificatif d’une allocation ou d’une rente d’invalidité attribuée dans les conditions définies par la loi no 91-1389 du 31 décembre 1991 relative aux sapeurs-pompiers volontaires, la copie de la carte d’invalidité définie à l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles, le justificatif du versement de l’allocation aux adultes handicapés ; – la copie du diplôme le plus élevé ; – toute attestation pertinente justifiant des expériences professionnelles, du niveau en langues étrangères, des stages et des formations diplômantes, actuels et antérieurs, des attestations d’employeur avec appréciations qualitatives, tout autre document de nature à justifier la situation actuelle du candidat (stages, attestation de chômage, etc).

La maîtrise de langues étrangères est nécessaire : – l’anglais pour les candidats à des postes de catégorie A et B ; – une deuxième langue étrangère pour les candidats à des postes de catégorie A. Par ailleurs, l’anglais est souhaitable pour les postes de catégorie C. Vous indiquerez également avec précision, et de façon lisible, vos coordonnées : adresses postale et électronique et numéros de téléphone fixe et portable.

Conditions d’inscription Les candidats ne doivent pas déjà bénéficier de la qualité de fonctionnaire et doivent remplir les conditions générales d’accès aux emplois publics : – être de nationalité française ou ressortissant d’un des Etats membres de l’Union européenne ou d’un autre Etat membre partie à l’accord sur l’Espace économique européen. Les candidats en instance d’acquisition de l’une de ces nationalités sont informés que celle-ci devra être obtenue au plus tard au moment de la titularisation ; – jouir de leurs droits civiques ; – ne pas avoir fait l’objet de condamnations inscrites au casier judiciaire.

Procédure de sélection et de recrutement Tout dossier incomplet ne sera pas retenu. Les candidats veilleront à informer l’administration de tout changement de coordonnées. Une première sélection des candidatures sera effectuée au vu des dossiers envoyés. Les personnes sélectionnées seront convoquées à des entretiens individuels. Les candidats à des postes de catégorie A et B seront soumis à une évaluation linguistique. Les personnes retenues à la suite des entretiens individuels de sélection seront auditionnées par la commission de recrutement qui établira la liste des candidats admis en siégeant aux dates qui seront précisées début 2016 sur le site www.diplomatie.gouv.fr. Les candidats recrutés bénéficieront d’un contrat de droit public d’un an, à l’issue duquel l’administration les auditionnera et se prononcera sur leur aptitude professionnelle. Le cas échéant, ils seront titularisés après avis de la commission administrative paritaire du corps concerné. Dans le cas contraire, leur contrat pourra éventuellement être renouvelé pour une durée maximale d’un an avant un nouvel examen par la commission. Les agents recrutés seront affectés à Paris ou à Nantes et pourront, par la suite, recevoir des affectations à l’étranger.

Pour plus de renseignements : www.diplomatie.gouv.fr (rubriques « emplois, stages, concours », « travailleurs handicapés ») ou pôle égalité des chances de la direction des ressources humaines (pole-diversite.dga-drh- rh1@diplomatie.gouv.fr).

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12) LES ASSOCIATIONS MEMBRES DE LA CFPSAA

12-A) FOOTBALL : LA LIGUE 1 ET LA DOMINO’S LIGUE 2 À SUIVRE PAR TOUS !

Les guides d’info de HandiCaPZéro

Bonne nouvelle pour les supporters aveugles et malvoyants d’un club de la Ligue 1 ou de la Domino’s Ligue 2, l’information est de nouveau adaptée pour eux cette saison.

La Ligue de Football Professionnel (LFP) et HandiCaPZéro viennent d’éditer un guide pratique pour chacune de ces ligues. Un contenu essentiel (présentation de la saison, calendrier des journées, clubs en détail...) qui est complété par une actualité web accompagnant les journées des 2 ligues (résultats et classements).

Priorité est donnée à l’accessibilité des supports : les guides sont disponibles en braille, caractères agrandis et audio (cd et téléchargement). Depuis le début de la saison sur handicapzero.org, les pages web où s’affichent les résultats et classements des journées, assurent une navigation optimale.

Rappelons que la LFP s’engage depuis plusieurs saisons à informer le public déficient visuel.

pratique • commander les guides de la Ligue 1 et de la Domino’s Ligue 2 sur handicapzero.org ou au 0800.39.39.51 (service & appel gratuits). Les éditions sont gratuites, l’expédition également • télécharger la version audio du guide Ligue 1 et/ou du guide Domino’s Ligue 2 • accéder aux résultats et classements pour la Ligue 1 et la Domino’s Ligue 2 à propos de la Ligue de Football Professionnel (LFP) La Ligue de Football Professionnel réglemente le football professionnel français. A ce titre la LFP organise et gère quatre compétitions : la Ligue 1® (380 matches), la Domino’s Ligue 2®. (380 matches), la Coupe de la Ligue® (42 matches) et le Trophée des Champions (1 match). La LFP est le premier organisateur de spectacle vivant de France, avec plus de 800 matches par saison, plus de 11 millions de spectateurs (dont 7,9M pour la Ligue 1® 2,7M pour la Domino’s Ligue 2® et 0,5M pour la Coupe de la Ligue®). Lors de la saison 2015-2016, la Ligue 1® comptait 72 diffuseurs dans 216 territoires.

à propos de HandiCaPZéro HandiCaPZéro (créée en 1987) facilite l’autonomie quotidienne des personnes aveugles et malvoyantes. En partenariat avec des entreprises et des collectivités, l’association propose gratuitement des dispositifs accessibles : éditions adaptées (braille, caractères agrandis, audio Daisy), web... dans les domaines de l’information, la santé, l’assurance, la vie pratique, le sport, les loisirs... handicapzero.org

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12-B) UN COMMUNIQUÉ DE RETINA FRANCE

« Des chiffres et des lettres » la nouvelle formule vivement critiquée. La nouvelle formule est devenue inaccessible à de nombreux malvoyants selon l’association Retina France, reconnue d’utilité publique. L’association a reçu des courriers et appels de ses adhérents qui, malgré leur atteinte visuelle, avaient plaisir à suivre cette émission emblématique du paysage audiovisuel français. Ils ne le peuvent plus et sont très tristes de cela. Cette émission leur permettait de surcroît d’avoir une activité cérébrale de qualité. Le relooking du plateau télévisé n’est pas en cause malgré une luminosité jugée trop vive. La principale critique porte sur la réduction des caractères des lettres qui empêchent de nombreuses personnes de lire convenablement. Cela est fort dommageable car l’association qui est connue pour son engagement en faveur de la recherche médicale en ophtalmologie compte de nombreux fervents adeptes de l’émission. « Nous avons deux objectifs, la recherche et l’aide au patients malvoyants. Il est donc naturel de prendre la défense de nos adhérents touchés par des maladies de la vue pour tenter de revenir à une formule plus accessible » déclare Christiane Magna, Secrétaire Générale de Retina France. Nul doute que la demande envoyée au producteur de l’émission et à la Présidence de France Télévisions trouvera un écho favorable. En effet Delphine Ernotte avait eu un rôle décisif en faveur de l’accessibilité des personnes en situation de handicap dans sa précédente fonction chez Orange. Renseignements : www.retina.fr Retour sommaire

13) ACTIONS/PROJETS/INITIATIVES

13-A) CORALIE MACARY PRÉSENTE SON PROJET

Je m’appelle Coralie Macary. Diplômée d’un Master en Design de produits au lycée Rive-Gauche à Toulouse, je suis actuellement à la recherche de partenaires ou contacts qui me permettraient de promouvoir mon projet de fin d’étude. Au-delà d’une simple année scolaire pour l’obtention de mon diplôme (DSAA), ma dernière année d’études m’a permis d’entrer en contact avec des professionnels. J’ai pu comprendre l’importance d’ancrer un projet dans une réalité concrète, palpable et bien entendu débuter progressivement mon insertion professionnelle. Le projet SIGHTOUCH m’anime, il est pour moi le reflet de ma conception du design. Mon sujet de recherche, « Voir au bout des doigts », consistait à concevoir un design non stigmatisant, permettant aux voyants et aux non-voyants d’utiliser un dispositif commun de repérage des matières dans le domaine du prêt-à-porter. Voici un court extrait de mon mémoire de recherche : « Du point de vue du design, le handicap est bien souvent prétexte à la création d’objets « attendus ». J’entends par là que le designer répond aux besoins directs de l’usager dans un contexte et un environnement qui lui est propre. L’objet remplit alors entièrement sa fonction mais reste quelque peu discriminant. C’est en ce sens que j’ai souhaité re-questionner les relations entre design, sens et handicap. Un design pour tous semblerait niveler l’ensemble des populations pour proposer un projet qui réinterrogerait le rapport sensoriel que nous entretenons avec les objets. En mutualisant les informations, le support polysensoriel devient commun à tous, autrement dit universel. En prenant comme point d’ancrage le principe de l’affordance et celui de l’acuité sensorielle au sein d’une démarche créative, le designer peut repenser la façon dont les personnes, voyantes ou non, appréhendent l’objet. Concevoir pour la majorité c’est aussi prendre en compte les minorités. Prendre seulement en compte une minorité pour un design c’est prendre un risque, économiquement, politiquement et humainement parlant. Prendre en considération tous les individus en omettant les personnes handicapés ou déficientes c’est fermer les yeux sur une réalité. L’idée de générer des objets accessibles par tous permet la réunion de ces deux pôles. Le but étant idéalement d’inclure, de sensibiliser, de comprendre à terme le handicap. » Démarche créative : La composition du vêtement est le point d’ancrage de ma réflexion. En effet, déficient visuel ou non, la composition du vêtement interroge la plupart d’entre nous. L’accès à cette information est compliqué. Les étiquettes sont illisibles, aussi bien pour une personne âgée que pour les déficients visuels. En France, le domaine du prêt à porter offre la possibilité d’être « à la mode » pour un coût raisonnable. Dès mes premières recherches et hypothèses de travail, je me suis donc orientée vers la matière et plus particulièrement la composition du vêtement qui suscite bien souvent la surprise du consommateur. A partir des observations effectuées, et après identification j’ai réalisé une classification de la matière par le motif, motif qui correspond à une vue microscopique de la fibre textile concernée. Chaque motif devient ainsi une découverte pour chacun, que l’approche du produit soit tactile ou visuelle, afin de renouveler l’expérience de l’achat d’un vêtement. Bien entendu, cet aspect ne constitue qu’une des entrées de mon projet qui s’inscrit dans un système global visant à repenser, la relation entretenue par chacun d’entre nous au prêt à porter Afin de vous faire une idée précise du projet, j’ai mis en place une plateforme sur laquelle je vous invite à naviguer. Pour en savoir plus n’hésitez pas à me contacter par mail ou téléphone pour obtenir le mot de passe d’accès à cette plateforme ; http://sightouchproject.jimdo.com/ De plus ce projet fait l’objet d’une protection par enveloppe soleau et un dépôt de dessin et modèle par l’INPI. (Institut national de la propriété industrielle). Pour en savoir plus : Coralie Macary : 06 74 75 17 07 mail : coralie.macary@orange.fr http://sightouchproject.jimdo.com/e... http://sightouchproject.jimdo.com/e... http://sightouchproject.jimdo.com/t... http://sightouchproject.jimdo.com/f...

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15) LOISIRS – VOYAGES

15-A) LIBRAIRIE AUDIO

Le Temps retrouvé – « A la recherche du temps perdu » Marcel Proust Vol. 6

Pour la première fois, un éditeur, Frémeaux & Associés, présente l’essentiel de l’œuvre de Marcel Proust à travers une écoute choisie d’À la recherche du temps perdu. La quintessence du chef-d’œuvre de Marcel Proust est ici sélectionnée avec soin et finesse par Paul Desalmand puis transmise, avec une justesse et une maîtrise de la langue remarquables, par Daniel Mesguich qui met tout son talent au service de la beauté et du sens du texte. Un voyage au cœur de cette œuvre immense et grandiose dans laquelle Marcel Proust peint avec précision et subtilité les circonvolutions de la psychologie humaine. Le temps retrouvé. Dans un Paris assombri par les feux de la guerre, la mondanité poursuit son cours. C’est un Paris pourtant métamorphosé que redécouvre le Narrateur. Ses amis, plus vieux et ridicules que jamais, sont devenus méconnaissables. La vieillesse est ici la cause de ces changements. Elle n’épargne pas le Narrateur, dont les vertiges et les questionnements face à l’épaisseur du temps passé retentissent à travers la voix de Daniel Mesguich. Afin de clore la série des enregistrements d’À la recherche du temps perdu, Frémeaux & Associés est fier de proposer, en bonus de ce coffret, l’interview exclusive de Daniel Mesguich par Félix Libris sur l’Art de la lecture. Claude Colombini Frémeaux

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Les Chœurs De L’armée Rouge - Enregistrements Historiques

Enregistré en 1998 au Tchaïkovsky Hall de Moscou, à l’occasion d’un Jubilé exceptionnel célébrant les 70 ans des Chœurs de l’Armée Rouge. Les Chœurs interprètent leurs plus grands succès et font preuve d’une riche maîtrise vocale qui a fait leur réputation de par le monde. Ce disque vient clore d’une belle manière cette série, que Frémeaux & Associés et 7 Productions sont fiers de mettre à disposition du public, qui sublime l’âme russe et ses magnifiques airs populaires.

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15-B) CULTURE – CENTRE POMPIDOU (75004) – 8 OCTOBRE 2016 – HANDICAPS SENSORIELS

A 10h, pour les visiteurs aveugles et malvoyants, "Écouter voir" dans l’exposition Magritte, la trahison des images. Entrée réservée aux personnes en situation de handicap, située à l’angle des rues Saint-Merri et du Renard. Rendez-vous à 9h45. 4,50 € incluant l’entrée à l’exposition. Entrée gratuite pour un accompagnateur. Réservation par mél ou au 01 44 78 12 33 (taper ensuite sur la touche 8). A 11h, pour les visiteurs malentendants, visite en Lecture labiale avec audiophone équipé de collier magnétique en prêt gratuit dans l’exposition Magritte, la trahison des images. Entrée réservée aux personnes en situation de handicap, située à l’angle des rues Saint-Merri et du Renard. Rendez-vous à 10h45. 4,50 € incluant l’entrée à l’exposition. Entrée gratuite pour un accompagnateur. Réservation par SMS 06 17 48 45 50 ou par mél. A 14h30, pour les visiteurs sourds, visite en Langue des Signes dans l’exposition Magritte, la trahison des images. Entrée réservée en bas de la Piazza Pompidou, file prioritaire sur la gauche. Rendez-vous à 14h10, niveau 0 près de l’information. 4,50 € incluant l’entrée à l’exposition. Entrée gratuite pour un accompagnateur.

Yanous-Actu n° 474

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