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Confédération Française pour
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des Aveugles et Amblyopes

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Bulletin du 30 octobre 2018

Table des matières :

Bulletin CFPSAA Infos 2018-10 – du 30 octobre 2018

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ÉDITORIAL

Un remaniement en longueur, une baisse de moral pour un Président qui chute dans les sondages, et serait épuisé ! En lisant, récemment, cette info au détour d’une recherche sur Internet, je n’ai pu m’empêcher de penser : « serait-ce là, le prix à payer d’une forme d’autarcie de la gouvernance ?

Je le rappelle, on ne fait pas de politique à la CFPSAA, mais il est permis de s’interroger sur une méthode, et, justement, elle est curieuse cette méthode qui consiste à se murer dans un refus de communication, et d’esquiver la concertation. Elle est curieuse cette méthode qui annonce de bonnes nouvelles pour en laisser entrevoir aussitôt les effets pervers, à l’exemple de l’AAH (Allocation Adulte Handicapé) prévue à la hausse pour 2019, mais dont on dit qu’elle ne suivra par l’indice des prix et que finalement les bénéficiaires perdront en pouvoir d’achat. Ce qui semble être accordé d’un côté, parait bien être repris de l’autre.

Pourtant tout semblait sourire et la profession de foi du candidat, empreinte des meilleurs augures, notamment, pour les personnes handicapées. Mais c’est difficile de gouverner un pays en déficit et devant la réalité, les plus sincères se heurtent souvent à une inaccessible équation. Mais la volonté politique peut guider certains choix et nous continuons d’espérer qu’ils nous soient favorables.

Quoi qu’il en soit, à la CFPSAA, nous avons travaillé et dialogué avec tous les gouvernements. Nous le faisons aussi avec l’équipe en place, même si l’aspect dialogue est plus difficile en direct. Nous continuons à passer nos messages au sein des cabinets ministériels, et même à l’Élysée. Nous agissons auprès des parlementaires et nous nous exprimons au CNCPH où nous sommes représentés, comme vous le savez, dans toutes les commissions, ainsi qu’en séance plénière, lieu de débats qui nous permet de confirmer les orientations souhaitées. Le CNCPH, justement, a été saisi pour avis, durant ce mois d’octobre, sur des projets de décrets concernant les modalités de la prise en compte des travailleurs handicapés en entreprises, et sur la simplification administrative dans la champ du handicap, notamment dans le cas de démarches souvent inutiles auprès des MDPH et particulièrement dans le cas de handicaps irréversibles. Nous avons émis un avis favorable sur ce décret qui semble d’ailleurs aller dans le bon sens. A l’instant même où j’écris ces lignes, j’apprends que cette mesure vient d’être annoncée à l’occasion du CIH (Comité interministériel du handicap) qui se déroule ce jour, et que le Premier Ministre a fait une déclaration d’engagement pour « changer le quotidien des personnes handicapées. Ces mesures apparaissent un peu plus loin dans ce bulletin, ainsi que les textes, dont nous sommes signataires, adressés aux responsables ministériels et aux parlementaires.

Une toute dernière minute : vous pourrez lire le communiqué de la CFPSAA concernant l’application en France du traité de Marrakech dont le but est de faciliter l’accessibilité des livres dans leur adaptation pour tous les publics empêchés de lire.

Bien à vous tous. Edouard Ferrero, Président de la CFPSAA

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1) ACTUALITÉS DE LA CFPSAA

1-A) TRAITÉ DE MARRAKECH : DÉCLARATION DE LA CFPSAA

Le Traité de Marrakech est pour les personnes aveugles et malvoyantes une promesse de liberté et d’égalité. Ces dispositions vont permettre aux bibliothèques du monde entier de coopérer pleinement et de mutualiser leurs efforts en faveur de l’accès à l’écrit des personnes empêchées de lire par un handicap. L’objectif du Traité est simple : offrir aux personnes déficientes visuelles des conditions d’accès à l’écrit comparables à celles du reste de la population. Ce traité est l’outil indispensable pour que les personnes aveugles et malvoyantes puissent exercer pleinement leur droit élémentaire de lire.

En conséquence la Confédération Pour la Promotion Sociale des Aveugles et des Amblyopes réaffirme son attachement à une application sans limitation inutile du traité de Marrakech. Elle rappelle, en particulier, que le Traité de Marrakech ainsi que la Directive Européenne UE 2017/1564 établissent très explicitement que l’ensemble des 6000 bibliothèques françaises, publiques ou associatives doivent bénéficier de « l’exception handicap » prévue par le traité sans besoin préalable d’une demande d’habilitation, lorsqu’elles répondent à la définition d’une Entité Autorisée au sens du traité.

La CFPSAA réaffirme également l’importance de respecter ces dispositions du Traité de Marrakech dans le décret qui sera pris en application de l’article 81 de la loi Liberté de choisir son avenir professionnel (loi promulguée le 5 septembre 2018) transposant la directive UE 2017/1564, directive européenne qui elle-même rend opérationnel le Traité de Marrakech pour l’ensemble des pays membres.

Pour la Confédération Française Pour la Promotion Sociale des Aveugles et des Amblyopes, pour ses associations membres et pour l’ensemble des personnes aveugles ou malvoyantes cette disposition à un sens très concret : elle signifie que les personnes déficientes visuelle auront le droit d’accéder dans toutes les bibliothèques publiques (municipales ou universitaire) à l’ensemble des livres adaptés produits dans le cadre du dispositif législatif d’exception handicap.

La CFPSAA n’entend pas renoncer à ce droit élémentaire et ne saurait admettre que son exercice soit conditionné à une demande d’autorisation préalable pour les bibliothèques.

La CFPSAA demande que cette disposition transparaisse expressément dans le décret pris en application de l’article 81 de la loi Liberté de choisir son avenir professionnel.

Paris, le 29 octobre 2018

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2) ACTUALITÉS INSTITUTIONNELLES

2-A) CIH : LES 10 MESURES HANDICAP D’EDOUARD PHILIPPE

Résumé : Le 2ème Comité interministériel du handicap du quinquennat Macron réunit les ministres concernés à Matignon le 25 octobre 2018. 10 principales mesures sont annoncées ou confirmées par Edouard Philippe.

Le 2ème Comité interministériel du handicap qui se tient à Matignon le 25 octobre 2018 a pour credo « Gardons le cap, changeons le quotidien ». Il réunit les ministres concernés par ce sujet autour d’Edouard Philippe. Le gouvernement a promis des mesures qui devraient simplifier le parcours administratif des personnes handicapées. Dans un communiqué, il expliquait vouloir faire « un point d’avancement sur les chantiers engagés depuis un an et ceux à venir : accéder à ses droits plus facilement, s’épanouir de la crèche à l’université, accéder à un emploi et travailler comme les autres, vivre chez soi et se maintenir en bonne santé et être acteur dans la cité. » Après que les ministres se sont réunis dès 8h15, Edouard Philippe a pris la parole devant la presse pour dévoiler les dix mesures de ce nouveau CIH, certaines déjà annoncées, d’autres inédites, qui viennent en complément des deux « chantiers phares », l’école et l’emploi.

Les 10 mesures du CIH 2018 1. Attribution à vie des principaux droits aux personnes dont le handicap n’est pas susceptible d’évoluer favorablement : l’allocation adulte handicapé, la reconnaissance de qualité de travailleur handicapé, la carte mobilité inclusion (article en lien ci-dessous). 2. Droit de vote inaliénable des personnes majeures sous tutelle. 3. Droit de se marier, se pacser ou divorcer, sans recourir à l’autorisation judiciaire, pour les personnes majeures sous tutelle (article en lien ci-dessous). 4. Garde d’enfants facilitée par un bonus inclusion handicap dans les crèches et la majoration du complément mode de garde pour les assistantes maternelles. 5. Attribution de l’allocation d’éducation de l’enfant en situation de handicap jusqu’aux 20 ans de l’enfant ou pour la durée des cycles scolaires (article en lien ci-dessous). 6. Couverture santé améliorée par la refonte des dispositifs d’aide à la complémentaire santé (fusion de la CMU-C et l’aide au paiement d’une complémentaire santé). 7. Accès aux soins facilité par la révision de la liste des produits et prestations remboursables et la clarification des modalités de prise en charge des soins en ville et en établissements médico-sociaux. 8. Gratuité ou accès aux tarifs sociaux dans les transports publics pour les accompagnants des personnes handicapées. 9. Obligation d’installation d’un ascenseur dans les immeubles collectifs neufs dès le 3e étage. 10. Soutien renforcé aux nouvelles technologies au service de l’autonomie et de la communication des personnes. LES SUJETS QUI FÂCHENT… En amont de cette réunion, les associations, rappelant que les personnes handicapées sont particulièrement touchées par la précarité, ont mentionné d’autres sujets jugés prioritaires. Le CDTEH (Comité pour le droit au travail des handicapés et l’égalité des droits) a dressé une liste des « questions qui fâchent  » mais auxquelles ce CIH n’a pas répondu. – La désindexation de l’AAH, comme de l’ensemble des pensions et retraites, au moment où l’inflation repart. – Le gel du plafond pour les allocataires de l’AAH en couple. – La suppression programmée du Complément de ressources de l’AAH, au détriment des plus handicapés. – La suppression de la prime d’activité pour certains pensionnés d’invalidité. – La hausse des frais de tutelle, suite au désengagement de l’État. – La baisse des aides au logement qui ne sera certainement pas compensée par la baisse des loyers. – L’article de la loi ELAN qui prévoit de limiter le nombre de logements immédiatement accessibles dans la construction neuve. De son côté, l’APAJH salue ces annonces qui s’inscrivent dans une démarche d’autodétermination des personnes en situation de handicap et plus largement dans la société inclusive, qui s’adapte aux attentes de chacun. Cependant, elle maintient sa volonté de remplir son rôle de vigie citoyenne : « Le gouvernement s’exprime et nous entendons ses annonces que nous soutenons lorsqu’elles vont dans le sens d’une société inclusive. Cependant, derrière ces dernières, nous jugerons aux actes ! », assure son président Jean-Louis Garcia. L’Unapei déplore, quant à elle, l’absence de mesures sur « l’amélioration de l’accompagnement des personnes handicapées et la compensation du handicap ». L’association rappelle la situation d’urgence de dizaines de milliers de personnes actuellement sans aucune solution d’accompagnement ou disposant de solutions partielles. Par Handicap.fr / Emmanuelle Dal’Secco, le 25-10-2018 Retour sommaire

2-B) DÉCRET RELATIF À LA RECONNAISSANCE DE TRAVAILLEUR HANDICAPÉ

Le Ministère des Solidarités et de la Santé a publié le Décret du 5 octobre 2018 relatif à la simplification de la procédure de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé et à l’amélioration de l’information des bénéficiaires de l’obligation d’emploi.

Ce document stipule que toute personne bénéficiaire d’une décision mentionnée à l’article L. 5212-13 du code du travail délivrée antérieurement à la publication du présent décret peut solliciter une attestation auprès de l’autorité ou l’organisme qui lui a délivré cette décision.

Voir en ligne : https://www.legifrance.gouv.fr

Cadre de santé.com

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3)- ACTUALITÉS SOCIALES

3-A) LA CNSA S’IMPLIQUE FORTEMENT DANS LA CONSULTATION NATIONALE “COMMENT MIEUX PRENDRE SOIN DE NOS AÎNÉS ?”

Le 1er octobre 2018, le ministère des Solidarités et de la Santé lance le débat et la concertation « grand âge et autonomie » autour d’une consultation nationale avec make.org, de forums régionaux, de groupes d’expression et de 10 ateliers réunissant représentants de l’État et des collectivités, experts, fédérations et auxquels la CNSA participera. Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a lancé le 1er octobre le débat et la concertation « grand âge et autonomie ». Ils se dérouleront entre octobre 2018 et février 2019 et couvriront l’ensemble des aspects de la prise en charge de la perte d’autonomie. Le pilotage de la concertation est assuré par Dominique Libault. Un conseil d’orientation, auquel participera Marie-Anne Montchamp, présidente du Conseil de la CNSA, se prononcera sur la stratégie retenue et sur les propositions formulées. Un comité scientifique qui regroupera chercheurs en sciences sociales et médecins interviendra sur les enjeux et les priorités de la réforme, sur des missions d’expertise et d’analyse des pistes de travail envisagées. Ce grand débat public voulu par le gouvernement répond à la volonté d’associer tous les Français à la préparation d’une réforme ambitieuse dont découlera en 2019 un projet de loi. Il repose sur une consultation en ligne, des groupes d’expression, des forums régionaux et des ateliers réunissant experts et référents. La concertation citoyenne avec Make.org Pendant deux mois, les Français sont invités à répondre librement à la question : « Comment mieux prendre soin de nos aînés ? » en participant à une grande consultation citoyenne sur le grand âge lancée avec Make.org. Le site grande-consultation-aines.make.org (nouvelle fenêtre) ouvre le 1er octobre pour deux mois. Tous les citoyens peuvent participer à la consultation et être informés des résultats. Les propositions recueillies sont systématiquement classées, regroupées en idées, constituant au final une matière utile pour l’action. Chaque proposition entrante est soumise aux votes d’autres citoyens, via les médias et réseaux sociaux créant une chambre d’écho citoyenne inédite. Grâce à une technologie fondée sur l’intelligence artificielle, Make.org assure la pertinence statistique des résultats. Ce sont les votes des Français qui feront émerger les priorités d’action. Plus la participation sera forte, plus les priorités citoyennes seront claires. Des groupes d’expression pour écouter la parole des personnes âgées, des aidants et des professionnels Entre novembre 2018 et janvier 2019, près de 60 personnes participeront à des entretiens individuels et à des groupes d’expression pour faire part de leurs besoins, attentes et idées. La matière recueillie viendra éclairer et nourrir les forums régionaux et les 10 ateliers. Ils seront amenés dans une seconde étape à s’exprimer sur les propositions formalisées par les ateliers. Des forums pour faire remonter les attentes et les analyses des acteurs locaux Entre décembre 2018 et janvier 2019, les agences régionales de santé organiseront des forums pour faire émerger les attentes et les analyses des acteurs locaux. Au total, plusieurs centaines de spécialistes et d’acteurs locaux participeront à ces forums qui viendront nourrir le travail des 10 ateliers thématiques. 10 ateliers pour formaliser des propositions concrètes Ces 10 ateliers regrouperont experts, représentants de l’État et des collectivités, parlementaires, ainsi que des principales associations, des fédérations d’usagers et de professionnels du secteur. La CNSA participera à chaque atelier. 10 ateliers pour formaliser des propositions concrètes • Atelier 1 : Gouvernance et Pilotage • Atelier 2 : Panier de biens et services et reste à charge • Atelier 3 : nouveaux financements • Atelier 4 : Parcours des personnes âgées • Atelier 5 : Prévention de la perte • Atelier 6 : Métiers • Atelier 7 : Aidants, familles et bénévolat • Atelier 8 : Offre de demain pour les personnes • Atelier 9 : Cadre de vie • Atelier 10 : L’Hôpital et la personne âgée

Un groupe de travail est également chargé des systèmes d’information et des indicateurs de suivi.

Ils se réuniront entre octobre 2018 et janvier 2019 autour de quatre grandes étapes : diagnostic, priorisation des objectifs et orientation des réformes, approfondissement des pistes retenues, formulation des propositions puis formalisation et validation des conclusions sur chacune des 10 thématiques. La lettre de la CNSA (Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie) 11/10/18 Retour sommaire

3-B) LA CNSA ET L’INCA PUBLIENT 24 FICHES POUR FACILITER LES LIENS AVEC LES MDPH

Pour faciliter et harmoniser la mise en place des liens entre les services d’oncologie pédiatrique/adolescents et jeunes adultes et les maisons départementales des personnes handicapées, la CNSA et l’Inca, avec l’appui des représentants des services d’oncologie pédiatrique/adolescents et jeunes adultes (médecins et travailleurs sociaux), du Réseau d’Ile-de-France d’Hématologie-Oncologie Pédiatrique, des associations de parents, de la Direction générale de la cohésion sociale et de l’Association des directeurs de Maisons départementales des personnes handicapées, ont conçu une série de 24 fiches à leur attention. Pensées comme des outils d’aide à la pratique pour expliquer les procédures et les conditions d’accès aux droits, ces fiches présentent les MDPH aux professionnels médicaux et sociaux, leur fonctionnement, les thèmes et les prestations qui leur sont propres.

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3-C) ACCUEIL DES PH DANS LA FONCTION PUBLIQUE

Début des travaux de la mission d’information sur le handicap dans la fonction publique : Mme Catherine DI FOLCO (App. Les Républicains - Rhône) et M. Didier MARIE (Socialiste et républicain - Seine-Maritime), co-rapporteurs de la commission des lois du Sénat, ont débuté leurs travaux sur le handicap dans la fonction publique. Pour les Co-rapporteurs, "l’insertion et le maintien dans l’emploi des personnes handicapées doivent devenir une vraie priorité. En effet, sauf dans la fonction publique territoriale, les personnes publiques n’ont toujours pas atteint l’objectif d’employer au moins 6 % de personnes en situation de handicap. Il faut également assurer la pérennité du Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP), cheville ouvrière du dispositif, aujourd’hui fragilisé par une baisse de ses ressources" Comme le souligne M. Philippe BAS (Les Républicains - Manche), président de la commission des lois, "nous devons mener une réflexion de fond afin de préserver les acquis de la loi fondatrice du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes en situation de handicap". La mission d’information mènera ses auditions d’ici 2019 et se déplacera sur le terrain pour échanger avec les personnes en situation de handicap et les employeurs publics et recueillir leurs attentes et leurs propositions. Mon Sénat.fr – octobre 2018 Retour sommaire

3-D) LE MAINTIEN DANS L’EMPLOI, UN ENJEU CENTRAL POUR L’ENSEMBLE DE LA FONCTION PUBLIQUE

Le FIPHFP (Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique) relève le défi de l’égalité professionnelle et de l’accessibilité Volet primordial des missions du FIPHFP, le maintien dans l’emploi fait l’objet d’une attention particulière de notre part. A travers les conventions ou via le catalogue des interventions, nous travaillons aux côtés des employeurs publics afin qu’ils développent des dispositifs efficaces et personnalisés de maintien dans l’emploi pour leurs agents Il s’agit de l’une des spécificités du FIPHFP : accompagner les employeurs dans la durée en s’appuyant sur des partenaires tels que les nouveaux OPS ou Comète France. En 2017, 16 575 maintiens dans l’emploi ont ainsi été réalisés au sein des trois fonctions publiques : un chiffre qui se stabilise depuis 3 ans. Au total, depuis la création du FIPHFP en 2006, 153 426 agents en situation de handicap ont été maintenus dans l’emploi dans l’ensemble des trois fonctions publiques. L’enjeu de la mobilité inter-fonction publique Au-delà des données chiffrées, le maintien dans l’emploi questionne une spécificité de la Fonction publique en France : la complexité de la mobilité inter-fonction publique, soit opérer une reconversion professionnelle dans une autre administration. Des initiatives existent, comme en région Grand Est qui a organisé un rendez-vous de la mobilité inter fonction publique en novembre dernier, ou en région Centre Val de Loire où la plateforme RH d’État a lancé le dispositif « Mobil’O Centre » (une plateforme de rencontre entre les employeurs, les candidats et les offres de poste). Cependant, les difficultés administratives perdurent et il importe de trouver des passerelles pour permettre le maintien dans l’emploi du plus grand nombre d’agents possible, dans de bonnes conditions. C’est un enjeu majeur pour la Fonction publique et pour ses agents ! Marc Desjardins La Lettre du FIPHFP – n° 26 /Octobre 2018 Retour sommaire

3-E) LA FEHAP PUBLIE 14 PROPOSITIONS EN FAVEUR DE L’ACCOMPAGNEMENT DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP ET DE LA TRANSFORMATION DE L’OFFRE AU SERVICE DE L’INCLUSION

La Fédération des Établissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne Privés Non Lucratif (FEHAP) formule 14 propositions/recommandations en faveur de l’accompagnement des personnes en situation de handicap et la transformation de l’offre au service de l’inclusion.

Ce document, composé d’un préambule, de 13 fiches stratégiques et d’une fiche opérationnelle, a vocation à alimenter les réflexions menées dans le cadre de la prochaine Conférence Nationale du Handicap.

Ces 14 fiches ont été élaborées en s’appuyant sur l’expertise des adhérents de la Fédération, et en s’inspirant des actions innovantes engagées par le secteur privé non lucratif des solidarités et de la santé. Elles ont vocation à apporter des solutions pour lutter de manière durable contre les situations d’exclusion vécues par les citoyens en situation de handicap et à amorcer le virage inclusif nécessaire à notre société.

Le souhait d’une vie autonome choisie doit être entendu et accompagné. L’objectif d’une société inclusive est un défi pour toute personne en situation de handicap, pour les proches, les professionnels de l’accompagnement et plus généralement pour toute la société.

Le FEHAP propose des solutions multiformes pour penser autrement l’accompagnement du parcours de vie des personnes, dans une logique de proximité et de simplification. En prenant en compte l’écosystème global autour de la personne, le virage inclusif ne se prendra qu’à la condition de faire intervenir l’ensemble des acteurs impliqués dans le parcours des vies en situation de handicap.

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4)- ACTUALITÉS FRANÇAISE DU HANDICAP

4-A) A LA VEILLE DU COMITÉ INTERMINISTÉRIEL DU HANDICAP

Communiqué du Comité d’Entente

Comité Interministériel du Handicap (CIH) : les personnes en situation de handicap font 140 propositions au gouvernement en vue de rendre leurs droits fondamentaux effectifs au regard des normes internationales.

A la veille du Comité Interministériel du Handicap, les associations représentants les personnes en situation de handicap réunies au sein du « Comité d’Entente » et du « Conseil français des personnes handicapées pour les questions européennes » font 140 propositions concrètes au gouvernement pour que 8 années après la ratification de la Convention des Nations Unis par la France, les droits des personnes en situation de handicap soient enfin effectifs dans notre pays.

La dernière rentrée scolaire l’a encore démontré, les droits des personnes en situation de handicap ne sont pas respectés en France. Force est de constater, que notre pays est très loin de permettre aux personnes en situation de handicap d’être pleinement scolarisées, de disposer d’un emploi, d’un logement, d’être soignées, de voter, de bénéficier de ressources décentes et de vivre avec et parmi les autres dans la société.

A l’approche de l’examen par l’ONU1 de l’application de la Convention des Nations Unies relatives aux droits des personnes handicapées, les associations rendent aujourd’hui public un état des lieux critique de son application. Ce document² met en évidence les écarts considérables dans tous les domaines qui existent entre ses préconisations et le quotidien des personnes en situation de handicap. Il fait la démonstration des graves manquements de la politique du handicap de l’Etat français et soumet 140 propositions concrètes au gouvernement. A la veille du Comité Interministériel du Handicap, les associations réunies au sein du « Comité d’Entente » et du « Conseil français des personnes handicapées pour les questions européennes » interpellent le gouvernement afin qu’il ajuste sa feuille de route au regard de ses recommandations. Selon Luc Gateau, animateur du Comité d’Entente et Florian Guzdek, Président du CFHE, « Le retard de notre pays en matière d’effectivité des droits des personnes en situation de handicap n’est pas une fatalité. Cette effectivité restera un voeu pieu tant qu’elle ne constituera pas la cible de la politique du handicap en France. Le Comité Interministériel du Handicap constitue une opportunité à ne pas manquer afin que toute personne handicapée soit enfin en mesure de développer ses talents, d’être valorisée, écoutée et de disposer d’une place dans notre société » 1 Par le Comité des droits des personnes handicapées : https://www.ohchr.org/EN/HRBodies/C... 2 Document élaboré par le Conseil français des personnes handicapées pour les questions européennes (CFHE) sur mandat du Comité d’entente et sur la base d’une large concertation de la société civile Retour sommaire

4-B) LOIS DE FINANCES : UN POUVOIR D’ACHAT EN RÉGRESSION POUR LES PERSONNES HANDICAPÉES, INVALIDES, ACCIDENTÉES ET MALADES

Communiqué du Comité d’Entente

Annoncé à grand renfort par le Gouvernement comme un budget pour « reconquérir le cœur des français », les lois de finances sont sources de déception. En effet, elles comportent de nombreuses mesures de réduction directe du pouvoir d’achat des personnes en situation de handicap, invalides, accidentées ou malades. Les mesures positives ne peuvent faire oublier ni les régressions, ni les remises en cause de la loi handicap de 2005. Les lois de finances comportent certes des mesures positives que le comité d’entente salue, telles que l’extension de la CMU-C aux personnes éligibles à l’aide à la complémentaire santé au 1er novembre 2019, la revalorisation à 900 euros de l’AAH en 2019 ou la majoration du montant maximum du complément de mode de garde pour les familles ayant un enfant en situation de handicap. Mais, le comité d’entente alerte et s’oppose à une série de mesures budgétaires qui viennent neutraliser la revalorisation de l’AAH ou réduire le pouvoir d’achat de bénéficiaires d’autres allocations ou prestations. D’une part, la loi de finances prévoit dans son article 65, pour 2019 et 2020, une revalorisation limitée à 0,3%, soit très largement en-dessous de l’inflation estimée à 1,6%, notamment des pensions d’invalidité et des rentes accidents du travail et maladies professionnelles. A cela s’ajoute la faible indexation d’autres prestations sociales (notamment allocations logement) qui pèseront sur les budgets de tous. Cela se traduira par une forte baisse du pouvoir d’achat sur les deux prochaines années. Le comité d’entente constate également que la revalorisation légale de l’AAH au 1/4/2019 est supprimée, repoussant à décembre 2019 l’application de la revalorisation exceptionnelle promise par le président de la république. A cette mesure s’ajoute en 2020, une revalorisation de l’AAH a minima (à hauteur de 0.3%). Dès 2020, cette mesure entrainera donc une baisse de pouvoir d’achat et ne permettra pas aux personnes en situation de handicap ou malade de sortir du seuil de pauvreté d’ici la fin du quinquennat. Sans compter les mesures prises en 2018 qui vont s’abattre dès 2019 sur les couples qui ne verront pas la couleur de la revalorisation de l’AAH du fait des réformes paramétriques mises en place par le gouvernement. D’autre part, l’article 83 de la loi de finances remet en cause le dispositif de garantie de ressources des personnes les plus sévèrement handicapées qui n’ont aucune capacité de travail adopté en 2005, sous la pression des associations. Sous prétexte de « simplifier les compléments de l’AAH », le gouvernement supprime le complément de ressources au profit de la majoration vie autonome, le complément au montant le moins élevé et soumis à la condition de percevoir une aide au logement. Cela constituera une perte de 75 à 179€/mois pour les personnes concernées. La mesure transitoire d’une durée de 10 ans pendant laquelle les bénéficiaires actuels du complément de ressources pourront continuer à en bénéficier n’est pas satisfaisante, car elle ne permet pas d’envisager des projets à long terme pour leurs bénéficiaires et surtout elle fait abstraction des difficultés particulières rencontrées par ces personnes dont on vient insécuriser l’autonomie. Enfin, le Gouvernement a annoncé vouloir augmenter fortement (de 18 à 24 euros) la participation forfaitaire pour actes lourds. Cette hausse va conduire à un transfert de charges important sur les personnes handicapées, malades et invalides, plus particulièrement concernées par ce type de soins. Les associations membres du comité d’entente dénoncent ces mesures graves qui vont grever encore le pouvoir d’achat et l’autonomie des personnes en situation de handicap. La revalorisation de l’AAH ne suffit pas à faire avaler les autres mesures négatives et les tours de passe-passe budgétaires : la pilule ne passe plus !

Comité d’entente : Membres : AFEH – AFM Téléthon - AFSEP - ANCC - ANPEA - ANPEDA - ANPIHM - ANPSA - ANRH – APF France handicap - ASBH - Autisme France – Bucodes SurdiFrance - Cesap - CFPSAA - CHA - Clapeaha - Épilepsie France - Fagerh - Fédération Apajh - Fédération Française Sésame Autisme - FFAIMC - FFDys - FFGP - FMH - FNAF - Fnaseph - FNATH - France Acouphènes – GIHP National - HyperSupers TDAH France - Ladapt - Mutuelle Intégrance - Trisomie 21 France - Unafam - Unaftc - Unapei - Unaph - Uniopss - Unisda - Vaincre la Mucoviscidose - AIRe - Alliance Maladies Rares – Anecamsp - CHEOPS - Droit au Savoir - Entraide Universitaire - Eucrea France - Fédération Générale des PEP - Fisaf - GPF - L’Arche en France - Santé Mentale France - CFHE

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4-C) COURRIER DU COMITÉ D’ENTENTE AUX PARLEMENTAIRES

Madame la députée, Monsieur le député, Madame la sénatrice, Monsieur le Sénateur,

Les lois de finances 2019 sont actuellement en discussion au Parlement.

Les mesures positives contenues dans ces projets de lois ne peuvent faire oublier ni les régressions, ni les remises en cause de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.

Le comité d’entente salue les mesures telles que l’extension de la CMU-C aux personnes éligibles à l’aide à la complémentaire santé au 1er novembre 2019, la revalorisation à 900 euros de l’AAH en 2019 ou la majoration du montant maximum du complément de mode de garde pour les familles ayant un enfant en situation de handicap.

Mais nous souhaitons vous alerter et vous faire part de notre ferme opposition à une série de mesures budgétaires qui viennent neutraliser la revalorisation de l’AAH ou réduire le pouvoir d’achat de bénéficiaires d’autres allocations ou prestations.

Revalorisation de l’AAH (art.65 PLF) : de nombreux exclus, une augmentation atténuée, baisse du pouvoir d’achat à terme. Tous les bénéficiaires de l’AAH ne bénéficieront pas de sa revalorisation annoncée par le gouvernement. La modification du calcul des plafonds pour les couples va de fait exclure 250.000 bénéficiaires de cette revalorisation (selon le décret en cours de rédaction). Cette revalorisation « exceptionnelle » de l’AAH promise par le Président de la République est également atténuée puisque son augmentation légale annuelle au 1er avril 2019 est supprimée, alors qu’elle aurait dû s’ajouter à cette revalorisation prévue en décembre 2019. En 2020, la revalorisation de l’AAH se fera à minima (0,3%). Cette nouvelle mesure entraînera une baisse de pouvoir d’achat et ne permettra pas aux personnes en situation de handicap ou malade de sortir du seuil de pauvreté d’ici la fin du quinquennat.

Par ailleurs, les personnes sous mesure de protection juridique dont les ressources dépassent d’un simple euro le niveau de l’AAH doivent désormais payer pour l’exercice de leur mesure de protection, et ce au mépris de leur situation de pauvreté (décret et arrêté du 31 août 2018).

Pensions d’invalidité et rentes (art. 65 PLF) : les oubliés du quinquennat Le projet de loi de finances prévoit également dans son article 65, pour 2019 et 2020, une revalorisation des pensions d’invalidité et des rentes accidents du travail et maladies professionnelles limitée à 0,3%, soit très largement en-dessous de l’inflation estimée à 1,6%. A cela s’ajoute la faible indexation d’autres prestations sociales, notamment les allocations logement, qui pèseront sur les budgets de tous, y compris pour les bénéficiaires de l’AAH. Cela se traduira par une forte baisse du pouvoir d’achat sur les deux prochaines années.

Suppression du complément ressources AAH (art. 83 PLF) : une perte de 75 à 179 € pour les personnes concernées Le projet de loi de finances, dans son article 83, remet en cause le dispositif - adopté en 2005 sous la pression des associations. - de garantie de ressources des personnes les plus sévèrement handicapées qui ont une incapacité de travail inférieur à 5 %. Sous prétexte de « simplifier les compléments de l’AAH », le gouvernement supprime le complément de ressources au profit de la majoration vie autonome (complément au montant le moins élevé et soumis à la condition de percevoir une aide au logement). Cela constituera une perte de 75 à 179 € par mois pour les personnes concernées. Certes, une mesure transitoire est prévue pour une durée de 10 ans pour les bénéficiaires actuels. Mais cela aggrave leur insécurité financière à moyen terme et crée ainsi une disparité de ressources entre les personnes en situation de handicap. C’est un droit (et une ressource) qu’on supprime dès le mois de janvier 2019 aux milliers de nouveaux bénéficiaires de l’AAH qui étaient éligibles à ce complément de ressources de par leur incapacité de travail. Le comité d’entente souhaite la suppression de cet article 83.

La pauvreté des personnes en situation de handicap (bénéficiaires de l’AAH, d’une pension d’invalidité ou d’une rente, travailleurs handicapés) est une grave réalité que vous ne pouvez pas ignorer en tant que parlementaire. Pourtant, cette réalité n’a pas été réellement prise en compte par le plan pauvreté présenté par le Président de la République en septembre 2018, avec la spécificité des situations de handicap (impossibilité de travailler, de nombreux surcoûts du handicap au quotidien, …).

Mesdames, Messieurs les députés et sénateurs, nous comptons sur vous pour que les débats parlementaires sur les projets de loi de finances soient l’occasion d’avoir un discours de vérité sur les ressources des personnes en situation de handicap afin que la revalorisation de l’AAH ne soit pas « un trompe l’œil » sur la réalité vécue ces personnes et leur famille.

Nous espérons également que l’article 83 du PLF (suppression du complément de ressources) sera retiré.

En vous remerciant de l’attention et de l’écho que vous voudrez bien donner à notre démarche, nous vous prions de croire, mesdames et messieurs les parlementaires, à l’assurance de notre très haute considération.

Le comité d’entente des associations représentatives de personnes handicapées et de parents d’enfants handicapés

24 octobre 2018

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4-D) RENTRÉE : DE MAL EN PIS

Les incidents constatés lors de la rentrée scolaire des enfants et jeunes handicapés ne nécessiteraient que de simples ajustements, selon les ministres, alors qu’ils sont révélateurs de rigidité et carences structurelles qui perdurent. Analyse.

Comme chaque année, la rentrée des élèves handicapés a été chaotique pour une partie d’entre eux, faute notamment de personnels d’accompagnement. "Tous les moyens sont là pour répondre à toutes les notifications d’accompagnants qu’on avait, assurait pourtant la secrétaire d’État aux personnes handicapées, Sophie Cluzel, le 19 septembre dernier sur Europe 1. Il y a encore des ajustements de recrutement, je ne vais pas le nier." Ce n’est pas ce que constate l’association TouPI (Tous pour l’inclusion) qui, pour disposer d’éléments objectifs, a lancé une enquête auprès des parents qui ont été près de 2.000 à répondre : 683 élèves n’avaient pas d’aide humaine et 123 élèves ont été privés de scolarisation de ce fait. En extrapolant, TouPI estime entre 2.000 et 3.000 les élèves privés de rentrée, un chiffre stable par rapport à la rentrée 2017. "On recueille plutôt les appels des familles en difficulté, commente sa présidente, Marion Aubry. On observe que le bilan n’est pas plus positif que pour la précédente rentrée, voire que la situation se dégrade. On a recueilli 18% de réponses en plus, avec 36% de familles en plus qui déplorent un incident." Les personnels d’accompagnant sont-ils en nombre suffisant ? "Les chiffres ne sont pas cohérents," déplore Marion Aubry. La faute à une accumulation de statuts différents, entre les Auxiliaires de Vie Scolaire et les Accompagnants de l’Élève en Situation de Handicap qui ont des temps de travail différents et peuvent s’occuper de plusieurs élèves dans des établissements distincts. Selon le ministère de l’Éducation nationale, 175.000 des 321.000 élèves handicapés sont aidés par 110.000 accompagnants qui équivalent à 74.600 temps-plein, avec une mutualisation plus importante. "L’aide humaine n’est pas le seul levier de scolarisation des élèves en situation de handicap, rappelle Nicolas Eglin, président de la Fédération Nationale des Associations au Service des Élèves Présentant une Situation de Handicap (FNASEPH, que présidait Sophie Cluzel avant d’entrer au Gouvernement). D’une année sur l’autre, on constate les mêmes difficultés des services de l’Éducation nationale à répondre en temps et en heure pour que l’accompagnement soit effectif." Il déplore que des écoles refusent la scolarisation d’élèves sans AVS, ce qui est illégal : "Au fil du temps, il semble bien que les équipes éducatives et des parents ont considéré que la scolarisation dépendait de l’aide humaine. Dans les départements ou l’évaluation est correctement faite, d’autres solutions sont proposées." Une approche plutôt rare selon TouPI : "Les évaluations par des professionnels ne sont réalisées que pour la Prestation de Compensation du Handicap, précise Marion Aubry. Le rôle des Maisons Départementales des Personnes Handicapées est de faciliter le projet de vie des parents. Certaines le font bien, d’autres non. Cessons d’infantiliser les parents, qui savent mieux que l’administration ce qui est bon pour leurs enfants !" Elle déplore l’absence de dialogue avec les MDPH pendant l’instruction de la demande, et d’envoi du Projet Personnalisé de Scolarisation avant que la Commission des Droits et de l’Autonomie de la Personne Handicapée ne prenne une décision. "En fait, regrette Marion Aubry, les MDPH ne font pas ce PPS, mais une vague notification d’aide humaine." Depuis leur création en 2006, elles n’ont pas les personnels suffisants pour instruire correctement et conformément à la loi les demandes des usagers qui demeurent les principales victimes de cette carence organisée par l’État. Autre lacune, les aménagements pédagogiques ne sont toujours pas obligatoires : "C’est flagrant pour les troubles dys ou on met des AVS en prise de notes au lieu de recourir à l’informatique, affirme Nicolas Eglin. L’accompagnement est un élément parmi d’autres de la compensation." Il estime que ne parler que des accompagnants à chaque rentrée est réducteur : "Les enseignants doivent pouvoir être conseillés par des conseillers pédagogiques. Il est nécessaire de développer des fonctions ressources, la question ce sont les aménagements pédagogiques et la compréhension des élèves et de leurs besoins. C’est à l’enseignant de le faire, pas à l’AVS." Avec comme corolaire la formation des enseignants : "Le nouveau programme de formation est transversal, généraliste, elle ne se fait plus par troubles, relève Nicolas Eglin. Il n’y a pas suffisamment de départs en formation d’enseignants du second degré, les enseignants spécialisés sont massivement dans le premier degré. Les modules dans les Écoles Supérieures du Professorat et de l’Éducation (ESPE) sont optionnels ou n’existent pas. L’enjeu est de faire comprendre aux professionnels que l’école inclusive nécessite d’adapter les besoins des élèves et de ne plus distinguer, d’enlever la logique catégorique qui s’applique à tous les élèves. L’école inclusive remet en cause les procédures." Un chantier qui n’a pas été engagé. Autre difficulté toujours pas traitée par le ministère de l’Éducation nationale, les délais de fourniture aux élèves de matériels pédagogiques adaptés qui sont toujours longs et variables d’un département à l’autre, avec des procédures de financement parfois tortueuses. "Des dossiers sont montés au titre de l’Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé ou de la PCH, mais c’est complètement illégal et pose des problèmes d’accès aux droits pour la famille, constate Nicolas Eglin. Ça n’a pas changé au fil du temps. Mais on n’a pas de données, de statistiques nationales."

Les difficultés rencontrées par les élèves handicapés lors de chaque rentrée ne concernent pas que la mise à disposition de personnels d’accompagnement, mais ce problème parvient à masquer les autres, plus fondamentaux et qui ne sont pas en voie de résolution. L’école peut nettement mieux faire pour devenir inclusive !

Laurent Lejard, octobre 2018.

Yanous-Actu n° 516 Les articles de Yanous-Actualités sont diffusés avec l’aimable autorisation de Laurent Lejard

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5) ACTUALITÉS INTERNATIONALES DU HANDICAP

5-A) DÉCLARATION DE L’UMA POUR LA JOURNÉE MONDIALE DE LA VUE (11 OCTOBRE 2018)

La Journée Mondiale de la Vue est l’événement-phare, en termes de communication et de plaidoyer, du calendrier de la santé oculaire. Elle a lieu tous les ans le deuxième jeudi d’octobre, et vise à sensibiliser le monde à la cécité et la malvoyance. Pour cette journée, l’Union Mondiale des Aveugles (UMA), en collaboration avec d’autres organisations internationales, donne des informations en matière de soins oculaires à travers la sensibilisation. L’une des priorités de l’UMA est de garantir la prévention de la perte de vue à travers le plaidoyer en faveur de services de santé oculaire abordables et accessibles, et de fournir des éléments de référence.

Près de 253 millions de personnes vivent avec un certain degré de malvoyance dans le monde, dont 36 millions d’aveugles. La grande majorité se concentre dans les pays à faibles revenus. Plus de 80 % sont âgés de 50 ans ou plus. Globalement, les erreurs de réfraction non corrigées et les cataractes qui ne sont pas opérées sont les deux principales causes de la malvoyance. Plus de 80 % de tous les cas de déficience visuelle peuvent être évités ou définitivement traités. Les mesures qui permettent de le faire devraient s’axer sur un meilleur accès à des services de soins oculaires complets et de qualité, y compris au niveau communautaire (OMS : http://www.who.int/blindness/world_...)

La Journée Mondiale de la Vue est donc importante pour que le grand public prenne conscience de l’existence de la cécité et de la malvoyance, et encourage les gouvernements à participer et à allouer des fonds aux programmes nationaux de prévention de la cécité et éduquer les gens en la matière.

Dans l’ensemble, les cataractes et les glaucomes sont les principales causes de cécité. Les déficiences comprennent : vue de loin, vue de près, basse vision, des défauts qui, pour la plupart, peuvent être corrigés par des interventions oculaires recommandées par l’Organisation Mondiale de la Santé dans son rapport Vision 2020, entre autres. Le droit à jouir du niveau de santé le plus élevé possible prévu dans la CRPD (la Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU) s’étend aux personnes aveugles et malvoyantes par la prestation de services de soins oculaires accessibles à proximité de la communauté où elles vivent. Cette obligation a été acceptée par environ 174 états parties qui ont ratifié la Convention. Cela dit, ce droit pose plusieurs challenges. On trouve très peu de médecins spécialistes des soins oculaires, ophtalmologistes et optométristes qui fournissent des services de soins oculaires dans les communautés du monde entier. La plupart des familles des communautés nationales et régionales n’ont pas conscience de l’existence de services de soins oculaires. Ces services sont financés par les gouvernements et ne sont pas disponibles, accessibles ni abordables à l’intégralité des communautés qui en ont besoin. Les yeux de verre sont trop chers pour nos communautés, qui ne peuvent pas se les permettre malgré le besoin. Au cours de cette Journée Mondiale de la Vue, qui aura lieu le 11 octobre, l’Union Mondiale des Aveugles donne les conseils suivants et appelle à l’action : • Il est important pour tous les enfants et adultes de passer un contrôle visuel une fois par an pour éviter les causes de la cécité évitable. • Les gouvernements devraient allouer les budgets adéquats dans le monde pour mener à bien les activités suivantes : construction de couloirs de la vision dans les communautés pour permettre aux équipes sanitaires et infirmières dans les villages de se livrer à des contrôles de la vue pour toute la communauté ; instauration de services de santé oculaire à l’école pour garantir que les écoliers en bénéficient ; réalisation d’études cliniques d’envergure pour fournir des services de soins oculaires ; fourniture d’yeux de verre à un coût subventionné ; équipement médical de tous les hôpitaux et centres sanitaires, et encouragement à la formation des médecins, optométristes et ophtalmologistes pour améliorer le personnel de la santé oculaire dans les hôpitaux. • L’UMA appelle aussi à la réalisation de campagnes radio et télévisées pour sensibiliser le public à propos des défauts oculaires et des possibilités d’interventions.

Si tout ceci est mis en place, nous sommes certains que les gouvernements auront rempli leur obligation de fournir des services de soins oculaires à toutes les personnes aveugles et malvoyantes du monde. L’Union Mondiale des Aveugles (UMA) est l’organisation mondiale qui représente les quelques 253 millions de personnes aveugles et malvoyantes dans le monde. Nos membres sont des organisations de personnes aveugles et pour les personnes aveugles de plus de 190 pays. Nous comptons plus de 250 organisations membres.

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5-B) DÉCLARATION DE L’UMA POUR LA JOURNÉE MONDIALE DE LA CANNE BLANCHE (15 OCTOBRE 2018)

Tous les ans au mois d’octobre, les personnes aveugles et malvoyantes du monde entier fêtent la Journée mondiale de la canne blanche. La mission de cette Journée est d’éduquer le monde en matière de cécité et de lui montrer comment les aveugles et les malvoyants vivent et travaillent en toute autonomie, tout en apportant une contribution à leurs communautés. Elle vise aussi à célébrer les capacités et les réussites des personnes aveugles et malvoyantes dans le monde, et à honorer les nombreuses contributions qu’elles apportent à la société.

La canne blanche est reconnue comme étant un symbole d’indépendance, un signe d’autonomie et de respect à la dignité inhérente des personnes aveugles et malvoyantes, s’inscrivant dans la lignée de l’Article 3 des principes consacrés par la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CRPD). La canne blanche va aussi dans le droit-fil des obligations recueillies par l’Article 9 de la CRPD consacré à l’accessibilité, l’Article 20 sur la mobilité et l’objectif de développement durable numéro 11 sur les villes accessibles et les communautés durables. Cette année, la Journée mondiale de la canne blanche aura lieu le 15 octobre.

L’Union Mondiale des Aveugles veut à cette occasion insister sur les campagnes de formation et de sensibilisation en matière de promotion de la mobilité et l’orientation à l’aide de la canne blanche, garantie de liberté pour les personnes aveugles et malvoyantes de choisir où elles veulent aller et comment prendre une part active aux activités de leurs communautés. Cette journée aide à créer une plateforme de plaidoyer pour diverses entités publiques et privées concernant les besoins et les droits des personnes aveugles et malvoyantes.

Cela dit, l’un des challenges clés est que la canne blanche est trop chère et inabordable pour la plupart des personnes aveugles vivant dans les pays en développement. Même lorsque les personnes aveugles et malvoyantes possèdent des cannes blanches, elles continuent à faire face à de grands obstacles à leurs mouvements. Parmi ces obstacles, on trouve : le manque d’espaces urbains sûrs, accessibles et conviviaux, et le manque de marqueurs tactiles qui facilitent l’utilisation de la canne blanche.

L’Union Mondiale des Aveugles appelle les états membres à remplir les obligations contractées à travers la CRPD et les engagements entérinés dans les Objectifs de développement durable. Il revient aux gouvernements d’allouer les budgets nécessaires, et aux plans d’action nationale d’inclure des dispositions par rapport aux cannes blanches et à la formation à la mobilité pour les personnes aveugles et malvoyantes. Les gouvernements devraient aussi fournir les ressources adéquates pour faciliter la fourniture gratuite de cannes blanches aux personnes aveugles au plan national, pour que nul ne reste en arrière et encourager le développement inclusif.

Nous sommes convaincus qu’une société plus inclusive, plus accessible et plus égalitaire sera source de meilleures conditions de vie pour notre communauté. Nous ambitionnons un monde où nous, personnes aveugles ou malvoyantes, pouvons prendre pleinement part à tout aspect de la vie, comme nous l’avons choisi.

L’Union Mondiale des Aveugles (UMA) est l’organisation mondiale qui représente les quelques 253 millions de personnes aveugles et malvoyantes dans le monde. Nos membres sont des organisations de personnes aveugles et pour les personnes aveugles de plus de 190 pays. Nous comptons plus de 250 organisations membres.

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8) EMPLOI

8-A) AVIS DE RECRUTEMENT DE PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP EN CATÉGORIE B AU TITRE DE 2019

Un avis de recrutement de personnes en situation de handicap dans le corps des secrétaires de chancellerie (catégorie B) du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères est récemment paru au JORF. 5 postes sont à pourvoir, avec prise de fonctions en juin 2019.

Les candidats recevront une affectation à Paris ou à Nantes et seront susceptibles d’exercer des fonctions de gestion administrative, budgétaire, logistique, consulaire ou encore d’encadrement intermédiaire. Après quelques années en administration centrale et s’ils sont titularisés à l’issue de leur année contractuelle, ils pourront solliciter des affectations à l’étranger, principalement sur des fonctions consulaires et de gestion administrative.

Cet avis de recrutement est publié sur le site web du MEAE à l’adresse suivante : https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/e...

Il contient toutes les informations nécessaires à la constitution et à l’envoi des dossiers de candidature.

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8-B) OFFRE DE FORMATION ACCESSIBLE + STAGE ET OPPORTUNITÉ DE RECRUTEMENT

Ethik Connection, agence de la diversité innovante, en partenariat avec le Spa / École Dans le Noir ? vous propose de rejoindre notre prochaine promotion de formation au métier du bien-être via la préparation au CAP Esthétique, Cosmétique et Parfumerie couplée à une formation pointue sur les soins du corps.

La formation est rendue accessible aux personnes déficientes visuelles. Elle démarre d’ici fin octobre / début novembre 2018 et sera jalonnée par des périodes de stage en entreprise (les partenaires entreprises sont d’ores et déjà sélectionnées par Ethik Connection). Deux entreprises sont implantées en Ile-de-France (le groupe Accor et le groupe Barrière) et le troisième établissement est le Spa Dans le Noir ? de Bordeaux. La formation aura une durée d’un an, vous serez rémunéré au titre de stagiaire de la formation professionnelle. Le coût de formation est intégralement pris en charge par un organisme externe.

Le programme de formation se compose des modules suivants :
- Module pratique : balinais, oriental, californien, Lomi-Lomi, suédois, modelage sur chaise, modelage crâne, soins visage, épilation, vente, gommage, enveloppement… ;
- Module théorique : biologie, cosmétologie, technologie des appareils, parfumerie…

Les missions en entreprise sont les suivantes :
- Assurer l’accueil des clients ;
- Réaliser les différents massages ou soins en fonction des protocoles prévus par l’établissement ;
- Veiller à la mise en place et la propreté des cabines de soins ;
- Orienter les clients vers les produits adaptés.

Le profil recherché :
- Intérêt pour le métier du bien-être ;
- Avoir un bon relationnel ;
- Apprécier le travail en équipe.

La procédure de recrutement :

Si cette opportunité vous intéresse, il suffit d’envoyer un e-mail à l’adresse suivante : pierre.mehlinger@danslenoir.com

Si besoin, nous pouvons également vous renseigner par téléphone : Pierre MEHLINGER 01 83 95 44 19 / 06 16 58 61 82

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12) LES ASSOCIATIONS MEMBRES DE LA CFPSAA

12-A) BAISSER LES BARRIÈRES REJOINT LE GIAA

L’objectif de cette union est de renforcer l’action commune menée par BLB et le GIAA en faveur de la réussite des jeunes étudiants dans le monde universitaire et professionnel. Cela s’est concrétisé tout récemment par la création d’une nouvelle section « BLB-Jeunes » au sein du GIAA pour y accueillir les activités de BLB.

L’union fait la force

le GIAA, créé par des étudiants déficients visuels, milite en faveur de la réussite et de l’épanouissement des déficients visuels. Une réussite qui passe par un plein accès à la lecture et à la culture, aux études et à l’emploi. Une réussite qui dépend aussi de la capacité à développer de nouveaux projets, mais aussi à travailler ensemble, en unissant efforts et moyens. Cette union est d’autant plus nécessaire dans une période où les subventions se tarissent.

Créée il y a 15 ans, l’association Baisser les Barrières, qui œuvre pour l’accès des jeunes déficients visuels à l’université et à l’emploi (recherche de stage, numérisation de livres universitaires ou supports de cours) cherchait à renouveler et étendre ses offres en faveur des jeunes déficients visuels vu les mutations technologiques en cours.

Pour le GIAA, il s’agit de pouvoir proposer aux membres des activités complémentaires, d’atteindre de nouveaux abonnés, mécènes ou partenaires et d’être plus visible face aux pouvoirs publics. Le GIAA compte 3 000 bénéficiaires réguliers de ses différents services, BLB accompagne une centaine d’étudiants déficient visuels chaque année et compte parmi ses anciens plus de 350 jeunes actifs.

la nouvelle Section « BLB-Jeunes » propose donc des services enrichis pour les jeunes autour de 5 axes majeurs :
- La recherche de stages, d’alternances et de premier emploi, qui complète le Club Emploi du GIAA
- La numérisation des ouvrages universitaires ou supports de cours non disponibles sur la bibliothèque numérique francophone accessible (BNFA)
- La recherche sur la lecture des signes mathématiques (PSLM), poursuivie depuis plusieurs années, à laquelle « BLB-Jeunes », ajoutera d’autres sujets ciblés liés à l’enseignement comme l’accessibilité des MOOC
- Un Club Utilisateurs pour partager des expériences de fin d’études et de début de vie professionnelle, tutorat et entraide
- Les échanges européens pour faciliter la mobilité des jeunes DV, notamment dans le cadre du réseau VIEWS

Cette fusion permet également de peser davantage pour défendre des idées qui nous sont chères, en faveur d’un accès de toutes et tous les aveugles ou malvoyants aux études supérieures et à l’emploi.

Pour toutes questions, n’hésitez pas à nous contacter : giaa@giaa.org

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12-B) JOURNÉES D’ÉTUDE SUR LES NTIC – FÉDÉRATION DES AVEUGLES DE FRANCE

Voici la 7ème édition des journées d’étude sur les nouvelles technologies dédiées aux déficients visuels.

Les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication évoluant très rapidement, il est souvent difficile d’être informé des dernières nouveautés dans le domaine de l’informatique adaptée. Les journées d’étude NTIC dédiées aux personnes déficientes visuelles permettent d’avoir un aperçu des évolutions en la matière et de découvrir les nouveautés très spécifiques dans ce domaine en constante évolution.

Date : 3 et 4 décembre 2018 Lieu : Paris Tarifs : • 240 € pour le grand public • 120 € pour les salariés ou adhérents à une association membre de la Fédération • 60 € pour les demandeurs d’emploi, étudiants ou guides accompagnateurs (sous réserve de présentation d’un justificatif). Retrouvez toutes les informations des journées d’étude 2018 sur www.aveuglesdefrance.org. Réservez dès à présent votre place en vous inscrivant via le formulaire que vous trouverez en ligne.

Cette 7ème édition sera accueillie à l’INJA au 56 boulevard des Invalides à Paris 7ème.

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15) LOISIRS – VOYAGES

15-A) CONCERT EXCEPTIONNEL LE 13 NOVEMBRE À L’INJA AU PROFIT DU LLDLA

Un concert exceptionnel de l’orchestre OPEN’INJAZZ aura lieu le mardi 13 novembre à 20h00, à l’INJA – 56, boulevard des Invalides – 75007 Paris (Métro Duroc).

Ce concert est organisé au profit de l’association Lldla (Le Livre de l’aveugle) , avec le soutien de la Fédération des aveugles de France (FAF). Prix unique : 15 €

Contact : Le Livre de l’Aveugle (LLdLA) 124 bd Camélinat 92240 MALAKOFF

Tél : 01.47.35.91.17

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15-B) GIPAA – CONCERT ANNUEL

Le samedi 17 novembre, à 16h, le GIPAA vous invite à son concert annuel. L’événement, le chanteur HK participera au spectacle. Oui ! Vous avez bien lu, bien entendu, HK, et son guitariste seront là. La première partie de l’affiche est sur le thème, « La France en Chansons ». Elle sera composée des artistes du GIPAA, Philippe GITTON, Laurence JAMET, FERNANDA de AL MEYDA, MICHELA DIDONA, Philippe HUTET, Alexandra BRUSSOT, Denis BRIERE, Yves MARTIN, Christophe MENEZ, Véronique BESANÇON, Mickaël GUILLAUME. Au piano, Didier PRIEUR et Mickaël GUILLAUME, A la guitare, Philippe GITTON et Philippe HUTET, Au jambé, Christophe MENEZ.

La deuxième partie sera assurée par notre ami HK et son guitariste. Vous les connaissez, ils chantent : « On ne lâche rien ! ». C’est comme le GIPAA.

Samedi 17 novembre, à 16h – Auberge de Jeunesse – 20 rue Pajol 75018 PARIS. Métro : Marx Dormoy sur la ligne 12.

L’entrée est au prix minimum de 10€, à régler sur place, Libre supplément pour un soutien à l’association.

Réservez dès maintenant vos places : Appelez Yves et Sylvie au 01 42 05 94 00 ou sur le portable au 07 81 91 37 17. Pour ceux qui le souhaitent, nous terminerons cette journée par un dîner convivial au resto de l’Auberge, le prix du repas (entrée, plat, dessert, boisson) est de 30€.

Informations pratiques : Pour le concert, il est préférable de nous signaler par avance votre présence. Pour le repas, il est impératif de vous inscrire avant le 2 novembre, auprès de : Sylvie et Yves MARTIN : 01 42 05 94 00 ou sur le 07 81 91 37 17.

Le chèque de 30€ par personne libellé à l’ordre du GIPAA sera à envoyer à : Marie CONVERT 30 avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny 92360 MEUDON la FORET Tél. 01 46 31 72 92.

Un accompagnement sera organisé du métro Marx Dormoy, ligne 12, jusqu’à la salle de l’Auberge de Jeunesse. Si vous souhaitez en bénéficier, veuillez-vous inscrire auprès de Sylvie et Yves Martin afin de prévoir les accompagnateurs nécessaires. Rendez-vous en queue sur le quai de la station Marx Dormoy direction Aubervilliers à 15h15 précises.

Une information de Sylvie et Yves Martin

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15-C) CÉCITÉ/LOISIRS - VIN ET BRAILLE DANS LE NOIR

Une dégustation de vin dans le noir sera organisée par le Centre de Transcription et d’Édition en Braille (CTEB) dans le cadre des 9èmes rencontres Ville & Handicap organisées par Toulouse Métropole (Haute-Garonne). "Permettre aux voyants et aux non-voyants de partager la même expérience, c’est le but de cette dégustation de vin à l’aveugle qui se tiendra le vendredi 16 novembre dans un restaurant au bord de la Garonne à Toulouse. Les participants voyants recevront à l’entrée un bandeau occultant pour cacher leurs yeux afin qu’ils puissent vivre une expérience uniquement olfactive et gustative et la partager avec toutes les personnes non-voyantes présentes lors de l’événement. La soirée est gratuite sur réservation auprès du CTEB. Tél. : 05 61 57 95 89.

Yanous-Actu n° 516

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15-D) VISITE DESCRIPTIVE ET TACTILE : « PARIS AU TEMPS D’HAUSSMANN »

« Paris au temps d’Haussmann » à destination des visiteurs individuels aveugles et malvoyants :

Samedi 24 novembre 2018 à 11h15. Le parcours vous plonge dans l’histoire de Paris et l’univers du baron Haussmann dans la 2e moitié du 19e siècle. Vous découvrez pourquoi et comment il a transformé la ville. Un jeu de planches tactiles permet d’appréhender plans et façades.

Durée de la visite : 1h30 Tarif : 5 euros, gratuité pour l’accompagnateur(trice) dont la présence est vivement conseillée. Sur réservation (préciser nom, prénom, adresse, téléphone) Renseignement par téléphone au 01 58 51 50 17 (du lundi au vendredi, de 9h à 17h) Achat du billet à la caisse le jour même.

Cité de l’Architecture et du Patrimoine 1 Place du Trocadéro et du 11 Novembre – 75016 Paris

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