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Confédération Française pour
la Promotion Sociale
des Aveugles et Amblyopes

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Bulletin du 20 décembre 2018

Table des matières :

Bulletin CFPSAA Infos 2018-12 – du 20 décembre 2018

Pour vous abonner à la lettre du CFPSAA, envoyez un message à cfpsaa-subscribe@yahoogroupes.fr Pour vous désabonner de cette lettre, envoyez un message à cfpsaa-unsubscribe@yahoogroupes.fr à partir de l’adresse inscrite.

SOMMAIRE

ÉDITORIAL

2018 touche à sa fin et voici le moment où la CFPSAA fait appel à votre générosité. Ce n’est pas l’exercice que je préfère, mais je m’y prête chaque année, parce que vos dons sont utiles à notre cause commune. Vous le savez, notre confédération fonctionne grâce aux adhésions de nos associations membres, mais les compléments de ressource sont précieux.

Inutile de vous rappeler les obligations de la CFPSAA vis-à-vis des personnes déficientes visuelles, vous suivez régulièrement les actions que nous menons auprès des pouvoirs publics et des grandes institutions de l’état. Vous connaissez les obligations de représentation que nous avons auprès des instances internationales pour faire évoluer les mentalités, les bonnes pratiques et les législations, partout en Europe et dans le monde, pour le mieux-être de ceux qui connaissent la cécité. Et puis, il y a, évidemment, la vie de la structure, indispensable pour mener nos travaux, ou encore les appuis juridiques que nous sollicitons pour intervenir en matière de législation ou de soutien aux personnes discriminées.

Un grand merci, donc, à tous ceux qui peuvent adresser leur soutien à la CFPSAA. A cet effet, voici un rappel de la règle de déduction fiscale : Les dons ont été fixés à 20 euros pour les membres « sympathisants » et à 40 euros pour les membres « bienfaiteurs ». Les autres montants sont à votre appréciation. Nous vous rappelons que votre don est déductible, à hauteur des deux tiers de son montant, des impôts que vous payez l’année suivante. A titre d’exemple : 40 euros ne vous coûtent en réalité que 13,30 euros.

Le mois dernier je formais des vœux pour la paix. Je ne peux que les renouveler face aux tensions et à la crise sociale que nous connaissons. Les difficultés financières, la violence, le terrorisme, les incompréhensions des uns et des autres, nous placent encore loin de cette sérénité espérée pour l’être humain. Espérons malgré tout, comme nous espérons pour une vie toujours améliorée dans le quotidien des personnes aveugles et malvoyantes.

Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année

Edouard Ferrero, Président de la CFPSAA

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1) ACTUALITÉS DE LA CFPSAA

1-A) LE MARIUS DE L’AUDIODESCRIPTION CÉLÈBRE LE CINÉMA POUR UN PUBLIC QUI AIME LES IMAGES QUI PARLENT

Pour la deuxième année, la CFPSAA (Confédération Française pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes) célèbre le cinéma.

Un jury composé essentiellement de personnes déficientes visuelles décernera le Marius de la meilleure audiodescription parmi la liste des 7 films nommés par l’académie des César.

Cette récompense distinguera l’audiodescription qui aura permis, aux personnes mal et non-voyantes, de mieux apprécier le contenu de l’œuvre en question. Le Marius sera attribué le 19 février 2019 au CNC (Centre National du Cinéma et de l’Image Animée).

Tout comme le César a été créé pour récompenser une œuvre cinématographique, mettant en valeur la qualité du scénario, le jeu des acteurs et l’atmosphère qui s’en dégage, le Marius est un trophée qui distingue la meilleure audiodescription d’un film. L’audiodescription est un appui complémentaire indispensable à la bonne compréhension d’un film.

Elle apporte une explication vocale à une image qui fait sens, qui éclaire un scénario. Grâce à l’audiodescription, la perception d’un film est plus fine, elle colle à l’intention du réalisateur.

Mais surtout, l’audiodescription rend le cinéma accessible aux personnes mal et non-voyantes. Elle permet de prendre part aux échanges culturels, de donner un avis sur des œuvres cinématographiques.

Une personne mal ou non-voyante est avant tout une spectatrice ou un spectateur, sensible à une œuvre cinématographique. Elle voit le cinéma autrement, écoute les images pour suivre un film et, comme tout le monde, elle l’aime ou pas. L’idée même du Marius est née du désir de partager les avis, les ressentis, les impressions d’un film auprès de tous les publics.

Cette initiative a créé un fort engouement tant auprès des spectateurs mal et non-voyants que des professionnels de l’audiodescription. C’est pourquoi, la CFPSAA a souhaité reconduire l’évènement afin que le Marius devienne le rendez-vous cinématographique des personnes déficientes visuelles.

Marius 2018 : « Petit Paysan » audiodécrit par Morgan Renault pour Titra Film, relu par Marie-Pierre Warnault.

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3)- ACTUALITÉS SOCIALES

3-A) LE CONSEIL DE LA CNSA S’ENGAGE DANS LA CONCERTATION AUTONOMIE ET GRAND ÂGE

Le Conseil de la CNSA proposera sa contribution à la concertation Autonomie et Grand âge fin janvier. Il a défini hier, la gouvernance qui le permettra et les grands axes de cette contribution. Lors de cette séance, les membres ont également voté le budget 2019 de la Caisse et ont pris acte de celui de la sécurité sociale. Extrait : Le Conseil a adopté à l’unanimité les principes clés qui structureront sa contribution sous forme d’un scénario :
- L’affirmation de la pleine et entière citoyenneté de la personne. Quel que soit sont âge, sa situation de santé de santé ou de handicap, quel que soit le lieu où il vit, quel que soit son mode de vie, chaque citoyen doit avoir la capacité d’exprimer sa citoyenneté par : • des droits et des devoirs officiellement partagés et reconnus et par l’exercice de ses libertés de citoyens ; • la reconnaissance de son rôle et de sa place pleine et entière dans la société, au contact d’autres personnes, d’autres générations, dans le respect de sa singularité et donc de ses différences ; • l’écoute, la participation à la décision et l’expression de ses choix à chaque instant de sa vie.
- L’affirmation du « chez-soi » qui détermine la capacité de la personne à vivre au cœur de la société. Fin janvier, le Conseil sera en mesure de proposer un scénario incluant la gouvernance et le financement des politiques de l’autonomie. Pour cela, il renforce son fonctionnement et installe son comité permanent et des commissions spéciales. Les informations détaillées sont disponibles dans une fiche du dossier de presse. À cette occasion, Pascal Champvert a partagé les travaux de la commission terminologie du Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l‘âge sur l’évolution du champ lexical de l’aide à l’autonomie. Ils visent à privilégier les termes positifs aux termes négatifs et stigmatisants. Budget de la sécurité sociale 2019 : un « PLFSS d’avant réforme » La Direction de la sécurité sociale a consulté le Conseil sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2019. Le Conseil a pris acte de ce qu’il qualifie de « PLFSS d’avant réforme ». Il restera vigilant sur la stricte affectation des fonds propres de la CNSA aux politiques de l’autonomie et attire l’attention sur la nécessité, dès 2020, d’une trajectoire plus ascendante de l’ONDAM médico-social repensée en cohérence avec les réformes engagées par le gouvernement. Site de la CNSA Retour sommaire

4)- ACTUALITÉS FRANÇAISE DU HANDICAP

4-A) NADIA, PRIVÉE DE TRANSPORT

Cette ouvrière à temps partiel dans un ESAT proche d’Orléans ne peut compter que sur elle-même pour aller travailler : le service local de transport pour personnes à mobilité réduite refuse de la véhiculer, alors que marcher la fait souffrir depuis un accident. Enquête Nadia Boudiaf veut travailler. Malgré sa cécité et les séquelles douloureuses d’une chute dans un trou de chantier sur un trottoir : le matin, il était protégé par des barrières, le soir elles n’y étaient plus, Nadia a mis le pied dedans. De la fracture du talon qui en a résulté, elle conserve des séquelles et de sévères douleurs qui limitent davantage encore son périmètre de marche, alors qu’elle utilisait comme tout le monde les transports en commun pour aller travailler. Elle espérait alléger son nouveau fardeau en utilisant le service de transport pour personnes handicapées d’Orléans (TPMR) exploité par Keolis, mais le voilà qui refuse à cause de la saturation endémique du service. Nadia doit reprendre le tram et le bus pour aller travailler, au risque de ne plus poser le pied par terre au bout de trois jours. Comment en est-on arrivé là, en pleine semaine pour l’emploi des personnes handicapées ?

"Cela fait plusieurs mois que j’essaie d’aider Nadia après son accident de décembre 2017, commente Christelle Koehlofer, bénévole de la Fédération des Aveugles de France Val-de-Loire. Prendre les transports en commun sur un long trajet lui devient très pénible. On a fait des démarches auprès du TPMR Keolis qui répond que la priorité ce sont les résidents du foyer Saint-Marceau et qu’ils ne peuvent pas faire un détour." Alors que Nadia Boudiaf affirme qu’une place est libre dans le véhicule qui transporte ses collègues de travail depuis leur foyer d’hébergement jusqu’à leur Établissement et Service d’Aide par le Travail Auguste Rodin, au sud d’Orléans. Sauf que l’opérateur répond qu’il n’est pas possible d’en faire profiter Nadia : "Le véhicule n’a pas le temps d’aller dans le quartier de la gare, depuis sa précédente course au sud de la ville, pour aller chercher Nadia Boudiaf et respecter l’horaire des autres usagers de l’ESAT, justifie Jérôme Mazuay, responsable études et production chez Keolis. On a regardé pour décaler le transport des autres usagers mais ils n’ont pas accepté. Il est possible de la transporter plus tard." C’est d’ailleurs ce qui a été fait, en accord avec la direction de l’ESAT : prise en charge à 10h49 (sic) pour une arrivée une demi-heure plus tard, le temps de saluer les collègues puis d’aller déjeuner. Une matinée de travail réduite à rien, des heures de rémunération perdues, et aucun transport proposé pour revenir chez elle : un aller sans retour. A qui la faute ? D’abord, à la saturation endémique de ce TPMR, déjà relevée il y a plus de trois ans par France Bleu, lorsque le Conseil Général du Loiret a décidé de supprimer un TPMR géré... par des personnes aveugles ou malvoyantes. Assuré par l’Association pour les aveugles et déficients visuels d’Orléans (APADVOR) subventionnée 150.000€ par an, elle effectuait 1.500 trajets par mois jusqu’à ce que le Département décide en 2013 qu’il n’avait pas à le financer. Dix ans de service, 6 salariés et 400 usagers sur le carreau. "Le réseau TAO a bien un service spécifique de transport à la demande - le TPMR, transport de personnes à mobilité réduite, 22 000 voyages l’an passé - mais le service est saturé selon l’association", relevait France Bleu. Il aura pourtant fallu attendre cette année pour que les élus de la communauté urbaine d’Orléans Métropole décident de doubler la capacité de ce TPMR. Ils sont les seconds responsables de la situation faite à Nadia Boudiaf : "Le service TPMR est saturé aux heures de pointe, reconnaît Jérôme Mazuay, on est bien conscients du problème, on prépare le doublement des moyens en 2019. En 2017-2018, le TPMR a assuré 25.000 voyages, il est dimensionné en-deçà des agglomérations similaires, c’est un constat des associations. Dans le cadre de la nouvelle Délégation de Service Public, le TPMR va passer de 7 à 14 véhicules, le volume horaire de conduite sera doublé de même que le nombre de voyages. On comptera sur le bouche à oreille pour remplir." Pas de campagne de communication, donc, et une mise en œuvre au second semestre 2019, l’appel d’offres n’étant pas encore lancé. Nadia Boudiaf n’a pas fini de marcher...

Laurent Lejard, décembre 2018.

Yanous-Actu – n° 520 Les articles de Yanous-Actualités sont diffusés avec l’aimable autorisation de Laurent Lejard

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5) ACTUALITÉS INTERNATIONALES DU HANDICAP

5-A) L’EMPLOI DES PERSONNES AVEUGLES ET DES MALVOYANTES EN EUROPE

Occuper un emploi stable et valorisant est un facteur essentiel pour s’insérer pleinement dans la société et mener une vie personnelle épanouie. C’est pourquoi l’UEA considère comme un thème central l’amélioration du taux d’emploi des personnes déficientes visuelles et aborde cette problématique de différentes manières. 17 exemples de bonnes pratiques que vous pouvez retrouver sur le site de L’Union Européenne des Aveugles : http://www.euroblind.org/newsletter... Focus UEA (Union Européenne des Aveugles) Retour sommaire

5-B) JOURNÉE DES DROITS DE L’HOMME – 10 DÉCEMBRE 2018

Déclaration de l’UMA

L’Union Mondiale des Aveugles (UMA) accueille avec joie une nouvelle occasion de fêter la Journée des droits de l’homme. La Journée des droits de l’homme a lieu tous les ans le 10 décembre depuis que l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme. Cette année, la Journée des droits de l’homme marque le coup d’envoi d’une campagne qui va durer une année et vise à fêter le 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Ce document incontournable proclame les droits inaliénables reconnus à toute personne humaine, indépendamment du handicap dont elle souffre, déficience visuelle comprise.

L’Union Mondiale des Aveugles (UMA) se joint aux Nations Unies pour fêter cette journée en priant les états de faire progresser les droits des personnes handicapées visuelles.

Les droits de l’homme et la représentation font partie de nos sphères de priorité, et nous avons pour objectif d’assurer que les droits des personnes aveugles et malvoyantes trouvent leur articulation à tous les niveaux aux plans national, régional, international et mondial. Nous demandons des cadres politiques administratifs et législatifs inclusifs et accueillants pour les personnes aveugles et malvoyantes.

La situation des personnes aveugles et malvoyantes en termes d’accès aux droits de l’homme

La persistance des barrières culturelles, sociales, juridiques, physiques et institutionnelles constitue autant de restrictions à l’inclusion complète des personnes malvoyantes dans la société, dans tous les domaines de la vie publique et privée, notamment : éducation, emploi, soins sanitaires, culture, loisirs, sports et activités de divertissement, sans oublier la participation politique. Ces personnes font face à d’immenses barrières à la mobilité personnelle à cause du manque d’accessibilité. Un accès limité à la justice limite l’accès aux communications et signifie isolement et exclusion. Le chômage chez les personnes handicapées visuelles est un véritable challenge car elles restent les plus pauvres parmi les pauvres, complètement démunies face au marché du travail. La décomposition des données par handicap, sexe et âge est donc fondamentale pour comprendre la situation des personnes aveugles et malvoyantes et étoffer les politiques ayant vocation à assurer leur inclusion effective et la pleine réalisation de leurs droits humains.

Si de grands progrès ont été faits en matière d’inclusion des personnes aveugles et malvoyantes dans le cadre des droits de l’homme internationaux et du développement, des efforts de plaidoyer concertés restent nécessaires pour garantir que ces engagements se traduisent par un environnement habilitant apte à mobiliser les parties prenantes, améliorent la participation des personnes handicapées et consolident la volonté politique et la capacité des gouvernements à mettre en place l’Agenda 2030 dans la lignée de tous les instruments des droits de l’homme internationaux de l’ONU et de la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CRPD de l’ONU). Ceci exige une attention constante pour assurer que les mécanismes des droits de l’homme maintiennent les plus hauts standards de la CRPD et facilitent les interconnexions et la cohérence de ces mécanismes avec les cadres de développement règlementaire.

Nous célébrons aussi l’adoption et la ratification du Traité de Marrakech qui appelle les chercheurs, éditeurs et universitaires à œuvrer dans la lignée des droits de propriété intellectuelle pour garantir que les personnes ayant un handicap visuel puissent recevoir et accéder à l’information sous les formats accessibles du braille, des gros caractères et électroniques. Nous célébrons cet accomplissement mais nous appelons néanmoins les états à ratifier cet instrument et à l’adapter à leur cadre juridique pour garantir que les obligations que recueille le traité soient remplies.

Toutefois cela reste un énorme défi pour de nombreux états puisque cet objectif n’a pas été correctement mis en place. Et cela freine notre participation, en tant que personnes aveugles et malvoyantes, sur un même pied d’égalité que les autres.

Nous plaidons pour la mise à disposition des ressources de sorte à pouvoir répondre aux différents besoins des personnes aveugles et malvoyantes. Nous appelons les gouvernements et agences internationales à fournir des données statistiques cohérentes concernant les personnes ayant un handicap visuel afin de disposer d’éléments probants au cours des phases de planification, budgétisation, programmation, développement de politique et mise en œuvre.

Nous désirons aussi que les gouvernements et partenaires au développement encouragent une participation aussi pleine qu’effective des personnes handicapées visuelles en assurant que leurs organisations et représentants soient consultés à tout moment sur les questions contentieuses et les droits qui les affectent au cours des processus de développement.

Appel aux actions Nous demandons aux gouvernements et aux partenaires du développement international d’agir en faveur des droits suivants :

1. Accessibilité. Nous avons le droit fondamental d’accéder à tout environnement construit, aux transports en commun, aux bâtiments publics sur un même pied d’égalité que les autres. Nous conseillons d’allouer les ressources appropriées au développement de villes intelligentes et accessibles qui assurent la promotion des besoins des personnes ayant une déficience visuelle. L’objectif de développement durable numéro 11 parle de l’accès aux villes intelligentes et à des équipements inclusifs. Cela donne l’occasion aux états parties de planifier et de budgétiser les exigences d’accessibilité destinées aux personnes ayant un handicap visuel ; à savoir la signalisation tactile en matière de circulation, le braille et les dispositifs sonores au niveau des feux, des transports en commun accessibles indiquant les arrêts, les ascenseurs parlants, entre autres.

2. Nous demandons aux gouvernements d’allouer des ressources financières à la matérialisation de l’accès à l’information et à la conception d’un cadre politique et juridique approprié qui guidera la mise en œuvre de ce droit. 3. Le chômage représente un défi important pour les personnes ayant un handicap visuel, reconnu par l’Article 27 de la CRPD et l’objectif 8 de développement durable. Nous demandons à nos partenaires au développement international d’exiger des gouvernements et des entreprises privées des actions affirmatives pour les personnes ayant un handicap visuel sous contrat de travail. 4. Bon nombre de filles et de femmes handicapées visuelles n’ont pas conscience de leurs droits en matière de santé reproductive et sexuelle. Ce droit est repris à l’Article 25 de la CRPD et par l’objectif de développement durable numéro 5 qui porte sur l’égalité des genres. Nous voulons que les états garantissent que ce droit est vraiment réalisé par les personnes handicapées visuelles par l’intégration des droits de santé reproductive et sexuelle dans le système éducatif, budgétisent des informations sur le sujet et développent les capacités des organisations de personnes handicapées visuelles à des fins d’autonomisation de leurs communautés en matière de droits de santé reproductive et sexuelle. 5. L’Article 26 de la CRPD garantit le droit à la rééducation des personnes handicapées visuelles. Nous appelons les gouvernements à intégrer ce droit dans leurs politiques et à fournir toute l’aide nécessaire pour réaliser ce droit. 6. Enfin, nous recommandons de faciliter des initiatives emmenées par la communauté envers la promotion des droits sociaux et culturels pour les personnes handicapées visuelles.

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5-C) JOURNÉE INTERNATIONALE DES PERSONNES HANDICAPÉES - 3 DÉCEMBRE 2018

Déclaration de l’UMA

Tous les 3 décembre, le monde fête la Journée internationale des personnes handicapées dans un but de sensibilisation aux droits de ces personnes, et d’influence en faveur de leur inclusion et égalité de participation au développement général. Le thème de cette année est : autonomisation des personnes handicapées et assurance de l’inclusion et de l’égalité. L’Union Mondiale des Aveugles se joint à ces célébrations et saisit l’opportunité d’influencer les gouvernements, les partenaires au développement et les agences de l’ONU pour inclure les droits des personnes aveugles et malvoyantes dans leur planification, leurs cadres politiques, leur programmation, leur budget et leur mise en œuvre. Les personnes aveugles et malvoyantes dans le monde se heurtent toujours à des défis importants, comme par exemple : un environnement inaccessible et des systèmes d’éducation non inclusifs ; des installations et manuels didactiques qui sont toujours pour la plupart imprimés au lieu d’être proposés en braille, en gros caractères, sous format audio ou électronique ; un accès limité à la technologie d’aide comme les ordinateurs ou les lecteurs d’écran, trop chers pour bon nombre d’aveugles ; les informations relatives à la santé reproductive et aux droits y afférents sont difficiles d’accès pour les femmes et les jeunes filles handicapées visuelles, qui restent donc désemparées à l’heure d’effectuer des choix appropriés ; la discrimination et l’exclusion du monde de l’emploi parmi les personnes aveugles et malvoyantes sont encore à l’ordre du jour car les politiques et cadres législatifs n’attribuent pas de ressources pour la fourniture d’un environnement adapté à leurs besoins ; des données cohérentes et décomposées concernant le nombre de personnes handicapées visuelles dépend des estimations, ce qui limite la planification et l’attribution de ressources. Il est important de noter que près de 174 états ont ratifié la Convention relative aux droits des personnes handicapées et se sont engagés à respecter, promouvoir et réaliser les droits qui s’y trouvent entérinés. La CRPD a également fait avancer les droits et le bien-être des personnes ayant une déficience visuelle dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable et autres cadres internationaux comme le cadre Sendai pour la réduction des risques de catastrophes, la charte consacrée à l’intégration des personnes handicapées dans l’action humanitaire, le nouvel agenda urbain, et l’agenda d’Addis Abeba sur le financement du développement. Plus de 190 états Membres de l’ONU reconnaissent le besoin de promouvoir le développement inclusif en assurant la qualité pour tous, sans oublier personne. Les objectifs de développement durable sont des engagements internationaux et les états ont accepté de promouvoir le développement inclusif à travers un certain nombre d’objectifs comme le numéro 4 sur l’inclusion et l’éducation de qualité, le numéro 5 sur l’égalité des genres, le numéro 8 sur l’emploi et le travail, le numéro 10 sur la réduction des inégalités sociales, le numéro 11 sur les villes accessibles et les populations humaines inclusives, ou encore le numéro 17 avec des indicateurs relatifs à la fourniture de données statistiques.

L’Union Mondiale des Aveugles appelle donc les états, partenaires du développement, agences de donateurs, l’ONU et autres organisations à influencer le déploiement des droits des personnes malvoyantes à travers l’inclusion et l’égalité des chances. Nous appelons les états à : attribuer des ressources pour obtenir des données décomposées qui aideront à la planification, le développement de politiques et le plaidoyer ; promouvoir des villes intelligentes accessibles en garantissant que les espaces partagés soient sûrs pour les personnes ayant une déficience visuelle, avec des passages pour piétons marqués à l’aide de signalisation tactile, de feux de circulation en braille et dotés de signaux sonores, de transports en communs audio, d’ascenseurs adaptés dans les bâtiments, sans oublier la reconnaissance de la canne blanche comme outil de mobilité ; fournir aux écoles le matériel didactique accessible permettant d’améliorer la qualité de l’enseignement des élèves malvoyants ; autonomiser les femmes et les jeunes filles handicapées visuelles en leur fournissant des informations sur la santé sexuelle et reproductive pour améliorer leur bien-être ; collaborer avec les entreprises technologiques, y compris les fabricants de logiciels informatiques et de lecteurs d’écran pour garantir que les coûts soient subventionnés et abordables pour les personnes handicapées visuelles.

De plus, nous appelons les employeurs du secteur public et du secteur privé à promouvoir l’emploi inclusif en garantissant l’égalité des chances et en fournissant un environnement de travail raisonnable adapté aux besoins des personnes handicapées.

Le principe sous-jacent des objectifs de développement durable est de « ne laisser personne en arrière ». Il est impossible de parler d’inclusion et d’égalité si les droits des personnes handicapées visuelles ne sont pas intégrés aux processus de développement. Nous appelons les états à respecter leurs engagements et à introduire nos droits dans leurs processus de développement.


L’Union Mondiale des Aveugles (UMA) est l’organisation mondiale qui représente les quelques 253 millions de personnes aveugles et malvoyantes dans le monde. Ses membres sont des organisations de personnes aveugles qui parlent en leur propre nom, des organisations qui servent le collectif dans plus de 190 pays, ainsi que des organismes internationaux qui travaillent dans le domaine du handicap visuel. Visitez notre site web : www.worldblindunion.org

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8) EMPLOI

8-A) « L’APPRENTISSAGE, IL FAUT LE VIVRE POUR ÊTRE CONVAINCU »

Le Centre de gestion de la fonction publique territoriale des Vosges (CDG 88) met en œuvre, depuis 2015, avec l’appui du FIPHFP, une politique ambitieuse en matière d’apprentissage à destination des personnes handicapées. En 3 ans, 12 apprentis ont ainsi été recrutés, au sein du CDG, sur des profils de BTS (assistant manager ou informatique & réseaux) ou Bac Pro (gestion des administrations), dont 2 encore au sein de la structure. Une approche « gagnant / gagnant » dont Frédéric Scheer, Directeur du CDG 88, nous présente les avantages et points de vigilance : « En développant l’apprentissage, l’objectif du centre de gestion était de donner une expérience professionnelle à la personne en situation de handicap et de lui permettre d’obtenir un diplôme. Nous n’avions pas de recrutement pérenne en perspective et avons été très clair dès le début de l’apprentissage. C’est important. L’expérience vécue est très enrichissante à la fois pour le maitre d’apprentissage et l’apprenti, mais aussi pour toute l’équipe de travail. Un très fort attachement se crée. Chacun accompagne l’apprenti et l’aide à surpasser les difficultés qu’il rencontre. En partageant le quotidien de ces apprentis, chacun porte un nouveau regard sur le handicap et peut aussi relativiser ses propres difficultés lorsque l’on réalise qu’un apprenti en situation de handicap doit concilier trois vies : vie de famille, vie professionnelle et vie scolaire. L’ouverture du dispositif aux personnes handicapées de tout âge permet également recruter des compétences. En effet, les apprentis en situation de handicap que nous avons recruté avaient principalement entre 30 et 55 ans : Des profils très enrichissants qui viennent avec un vécu et un regard neuf sur la Fonction publique. L’ensemble de cette richesse ne doit toutefois pas cacher les difficultés et prérequis nécessaires pour une intégration réussie de l’apprenti. Comme le souligne Frédéric Scheer : « Cela ne s’improvise pas d’encadrer des apprentis. Il faut rapidement organiser des sessions de formation sur l’encadrement en général, mais aussi des sensibilisation et formation sur les handicaps en particulier, comme sur la LSF . Il faut programmer et organiser des formations spécifiques pour les maitres d’apprentissage, pour mettre toutes les chances de son côté. Autre point de vigilance : la période d’essai. Il faut informer l’apprenti que la période d’essai est une vraie période probatoire. Et, si les choses ne se passent pas bien, au niveau du comportement notamment, ne pas hésiter à rompre le contrat. Un tel recrutement n’est pas toujours simple et l’on peut se tromper. Il faut donc préparer ce recrutement et se faire accompagner par un service spécialisé comme CapEmploi ou le CDG. Ensuite, au cours de l’apprentissage, il faut suivre régulièrement à la fois le volet savoir-être et savoir-faire et ne pas hésiter à mobiliser les aides du FIPHFP (tutorat, aide au maitre d’apprentissage, accompagnement de l’apprenti) pour pouvoir débloquer rapidement des situations. Il faut mettre toutes les chances de son côté ! L’apprentissage, il faut le vivre pour être convaincu. Il s’agit d’une aventure humaine, notamment entre le maitre d’apprentissage et l’apprenti, mais aussi pour toute l’équipe. C’est une vraie richesse interindividuelle et collective ». Une expérience positive que le CDG 88 souhaite poursuivre. Dans cette optique, il a d’ailleurs signé une convention triennale avec le FIPHFP au printemps dernier et organisé, en mars dernier, les premières rencontres de l’apprentissage pour expliquer les modalités de mise en œuvre et de financement pour les publics en situation de handicap. Une opération qui devrait être reconduite au printemps prochain ! Site du FIPHFP (Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique) Retour sommaire

8-B) ENTREPRISES ADAPTÉES : DES JOBS POUR LES HANDI SPORTIFS !

Comment viser les Jeux paralympiques de 2024 tout en menant une carrière professionnelle ? Les sportifs de haut-niveau en situation de handicap pourront désormais compter sur les entreprises adaptées. Ne plus avoir à choisir entre job et podium ! Comment faciliter l’insertion professionnelle des sportifs de haut-niveau en situation de handicap tout en leur permettant de mener à bien leur carrière sportive ? Badr Touzi, champion d’athlétisme handisport, notamment vice‐champion d’Europe du lancer de poids, explique : « J’ai dû choisir de mettre ma carrière professionnelle entre parenthèse pour continuer ma carrière sportive et, financièrement, c’est difficile. ». Le coup de pouce viendra-t-il des entreprises adaptées, des entreprises du milieu ordinaire qui emploient au minimum 80% de travailleurs handicapés ? C’est ce que promet l’Unea, union qui les regroupe.

Un contexte favorable Deux bonnes raisons de s’aventurer dans ce domaine... Tout d’abord, l’Unea s’appuie sur un engagement fort pris la candidature de Paris 2024 : réaliser les premiers Jeux inclusifs et solidaires de l’histoire de l’Olympisme. Mais elle peut aussi compter sur la mesure prise en septembre 2018 dans le cadre de la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » qui vise à doubler les effectifs du secteur adapté d’ici 2022 (de 40 000 à 80 000 postes) et ainsi de relever le défi social du chômage massif des personnes en situation de handicap (article en lien ci-dessous). C’est donc dans ce contexte qu’avec l’appui du Club INSEP Alumni (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance), elle vient d’annoncer le lancement d’un partenariat national pour améliorer l’insertion professionnelle des sportifs de haut niveau tout au long de leur vie. Ce dispositif inédit va mettre en relation des athlètes de la Fédération française handisport et des entreprises adaptées, afin de favoriser l’accès à un emploi correspondant à leurs profils et aspirations. 10 premiers sportifs accompagnés Le 5 décembre 2018, une soirée d’inauguration, qui a rassemblé pour la première fois athlètes (Timothée Adolphe et Trésor Makunda en athlétisme, Stéphane Houdet en tennis fauteuil…), entreprises adaptées, entreprises classiques, incubateurs d’entreprises et partenaires institutionnels, a lancé une collecte de fonds pour enclencher ce dispositif. L’objectif est de proposer, dès le 1er trimestre 2019, un appel à candidatures auprès des sportifs paralympiques de l’INSEP. Dans un premier temps, dix d’entre eux seront accompagnés. Etant persuadées « qu’une réussite sportive est indissociable d’une réussite socio‐professionnelle », l’UNEA et le Club INSEP Alumni vont ainsi leur permettre de « préparer les Jeux paralympiques 2024 sereinement, grâce à l’aménagement d’une carrière professionnelle en parallèle, s’assurant ainsi des revenus stables et sûrs, avec un emploi du temps flexible pour leurs entraînements ». A la fois en entreprise et sur le terrain ! Ce double projet leur permet également d’anticiper leur reconversion professionnelle. Ce partenariat pourrait ainsi être le premier projet d’accompagnement personnalisé des Sportifs de haut niveau (SHN) en situation de handicap vers l’emploi et/ou la création d’entreprise. Ryadh Sallem, multi‐champion de rugby et basket, gérant de « Séquences clés production », entreprise adaptée dédiée aux métiers de l’audiovisuel, s’est dit « honoré d’être le parrain de ce premier dispositif créateur d’emplois pour nos champions internationaux ». Emmanuelle Dal’Secco Handicap.fr – 16/12/2018 Retour sommaire

12) LES ASSOCIATIONS MEMBRES DE LA CFPSAA

12-A) FLASH SUR L’APEDV

L’Association des Parents d’Enfants Déficients Visuels

« Ni aveugle, ni bien voyant, je vis, je vais à l’école, je travaille, je ris, je joue avec les autres, je fais du sport, mais je vois différemment. J’ai besoin de techniques, j’ai des moyens différents. Ni aveugle, ni bien voyant, je suis un malvoyant ».

Selon l’enquête Handicap – Invalidité – Dépendance, La France compte 1 700 000 déficients viseuls : 61 000 aveugles, 146 000 malvoyants profonds (vision inférieure à 1/20ème, pour chaque œil et avant correction), 933 000 malvoyants moyens, aussi appelé amblyopes (vision entre 4/10ème et 1/20ème, pour chaque œil et avant correction) et 560 000 malvoyants légers (vision supérieure à 4/10ème, selon les mêmes critères). Notre association s’adresse prioritairement aux malvoyants profonds et moyens.

Créée en 1964, reconnue comme partenaire par les pouvoirs publics, notre association comprend des parents et des déficients visuels adultes. En tant que parents et citoyens responsables, nous accordons une attention toute particulière aux questions touchant à l’enfance et à l’adolescence des jeunes malvoyants : accueil et soutien des parents, défense de leurs intérêts moraux et matériels, scolarisation, insertion sociale et professionnelle, accessibilité (voirie, bâtiments, transports, nouvelles technologies, citoyenneté, culture, loisirs, sport). Nous continuons bien entendu avec eux lorsque les enfants sont devenus adultes ou si leur vision évolue. Si votre enfant voit mal, ne restez pas seul, contactez-nous ! Nous vous aiderons, en vous faisant profiter de notre expérience de terrain, et nous vous mettrons en relation avec d’autres parents. Avant d’être un enfant malvoyant, c’est un enfant, avec les mêmes chances de réussite et d’épanouissement personnel que ses camarades bien voyants. Depuis juillet 2009, l’APEDV est membre de la Confédération Française pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes (CFPSAA), qui regroupe les plus grandes associations représentant les personnes malvoyantes et aveugles, afin de défendre d’une seule voix leurs intérêts moraux et matériels. Elle fait également partie de la commission Éducation-Scolarité du CNCPH (Conseil National Consultatif pour les Personnes Handicapées), de la commission scolaire du CDCPH 75 (Conseil Départemental Consultatif des Personnes Handicapées) et est membre titulaire de la CDAPH 75 (Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées de Paris), instance décisionnaire, notamment pour la reconnaissance du taux de handicap et l’attribution des allocations. Extrait du site de l’APEDV Retour sommaire

12-B) RENCONTRES NATIONALES DU LIVRE NUMÉRIQUE ACCESSIBLE / BRAILLENET

17 janvier 2019 à l’Enssib

Après le succès de la « Journée nationale sur l’accès au livre et à la lecture : Trouvons des solutions ensemble » du 7 décembre 2017, BrailleNet, Auvergne-Rhône-Alpes Livre et Lecture ainsi que L’École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques (Enssib) s’associent de nouveau pour organiser la première édition des Rencontres nationales du livre numérique accessible qui aura lieu le jeudi 17 janvier 2019 à l’Enssib (Villeurbanne).

Entre conférences le matin et un choix d’ateliers pratiques l’après-midi, l’objectif de la journée est de permettre aux professionnels du livre et de la lecture de : * rester informés sur les évolutions politiques et industrielles en cours pour améliorer l’accès au livre et à la lecture pour les personnes "empêchées de lire du fait d’un handicap" ; * se familiariser et/ou perfectionner leurs connaissances en accessibilité numérique ; * faire part de leurs expériences et attentes en matière de soutien professionnel (formations, outillage, etc.) ; * profiter d’un temps d’échange entre professionnels.

L’événement s’adresse à tous les professionnels du livre et de la lecture : éditeurs, transcripteurs, bibliothécaires, distributeurs, détaillants, éditeurs de logiciels, enseignants et étudiants des métiers du livre.

Le programme sera annoncé très prochainement.

Pour s’inscrire à cet événement organisé le jeudi 17 janvier 2019 de 10h à 17h à l’Enssib (Villeurbanne), veuillez remplir le formulaire d’inscription en ligne à cette adresse : https://www.braillenet.org/inscript...

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12-C) GIAA : DEUXIÈME SAISON DU CERCLE DES AIDANTS DE DÉFICIENTS VISUELS

Rappel L’arrivée d’un handicap bouleverse le quotidien des personnes concernées et impacte leur entourage. Le Cercle des Aidants de Déficients Visuels intervient comme lieu d’expression libre où les aidants échangent sur leur quotidien auprès d’une personne perdant ou ayant perdu la vue. Une fois par mois, ces réunions sont l’occasion d’échanger librement sur les difficultés du quotidien et partager ses expériences, tout en bénéficiant d’une écoute attentive et bienveillante, et d’ouvrir une réflexion sur la réorganisation au quotidien. C’est aussi l’occasion de se poser ces questions complexes : comment aider sans infantilise ? Comment vivre les deuils liés à la perte visuelle ? Etc… Les prochaines séances auront lieu de 16h30 à 18h30 aux dates suivantes : • Mardi 15 janvier 2019 • Mardi 19 février 2019 • Mardi 19 mars 2019 • Mardi 16 avril 2019 • Mardi 21 mai 2019 • Mardi 18 juin 2019

Pour participer à ces rencontres ou pour plus d’informations, contacter Margot BLACHÈRE au 06 02 17 36 48 ou par courriel : cadv@giaa.org GIAA - Groupement des Intellectuels Aveugles ou Amblyopes 5 avenue Daniel Lesueur - 75007 Paris | www.giaa.org Tél. : 01 47 34 30 00

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12-D) LES AUXILIAIRES DES AVEUGLES

Les Auxiliaires des Aveugles ont pour vocation de mettre en contact des aveugles ou des malvoyants avec des bénévoles prêts à les aider : les Auxiliaires. Les Missions des Auxiliaires des Aveugles Guider : • Dans les déplacements, • aider à faire les courses, • aider à effectuer des démarches administratives, • aider des élèves ou étudiants à passer leurs examens.

Rendre visite à domicile pour faire de la lecture ou pour trier le courrier.

Accompagner : Pour une promenade, En vacances Lors d’activité culturelles (théâtre, concerts, visite de musées, etc.) Lors d’activité sportives (randonnées pédestres et cyclisme en tandem).

Au-delà de ces différentes activités, l’action des Auxiliaires des Aveugles apporte à chaque aveugle une présence et un soutien moral, sources d’estime réciproque.

Plus de 1 340 bénévoles assurent au total 26 000 missions annuelles auprès de 1 610 déficients visuels. Site des Auxiliaires des Aveugles : http://www.lesauxiliairesdesaveugle... Retour sommaire

15) LOISIRS – VOYAGES

15-A) PRIX HANDI-LIVRES 2018 – QUI SONT LES LAURÉATS ?

13è édition du Prix Handi-Livres sous la présidence d’Axel Kahn

Une sélection de 36 livres, répartis dans les 6 catégories en lice et une « Mention Spéciale » a été soumise à un jury composé de professionnels du handicap, de journalistes et d’écrivains. Le jury a décidé, en plus de ces six prix et de cette Mention Spéciale, de décerner un Coup de cœur du jury.

Meilleur Roman LE PARFUM DE L’HELLÉBORE / Cathy Bonidan / Éditions deLaMartiniereLitterature Meilleure Biographie LESPETITESVICTOIRES/ Yvon Roy / RueDeSèvres Meilleur Guide LESAIDANTSFAMILIAUX POUR LESNULS/ MarinaAlRubaee& Jean Ruch/ Edi 8 First Éditions Meilleur Livre jeunesse Enfant KROL, LE FOU QUINE SAVAITPLUSVOLER / SigridBaffert & AuroreCallias / L’écoleDes Loisirs Meilleur Livre jeunesse Adolescent MÉMOIRESENEAUX TROUBLES/ JoelleVan Hee/ Éditions DuJasmin Meilleur Livre adapté POULE ROUSSE / SylvieSternis, Caroline& JeannePistinier/ Lescalirelireautrement Mention Spéciale LE CHARME DISCRETDESPETITESROUES.../ PaulSamanos / Éditions D’un MondeÀ L’autre Coup de coeur du jury SASHA LOUP, LE PETITGARÇONQUIN’AVAITPASDE LARMES.../ FredRuby / SemeurDeTrouble

Communiqué - Handicap & Société Créé en octobre 2010, le Fonds Handicap & Société a pour objectif d’améliorer la situation des personnes handicapées, malades et dé¬pendantes dans la société, en mettant en oeuvre des actions innovantes dans les domaines de la santé, de l’emploi, de la vie sociale et des loisirs. Le Club Handicap & Société a pour mission de susciter et de développer le dialogue entre les associations du handicap et l’ensemble des partenaires sociaux, économiques et politiques. La Bibliothèque publique d’information (Bpi) du Centre Georges Pompidou est une bibliothèque nationale rattachée au ministère de la Culture et de la communication. Ouverte à tous sans formalités, 62 h par semaine, elle propose des espaces de lecture et de travail, des collections en consultation sur place, des accès internet, des médiations et des activités culturelles. Elle accueille environ 4 500 personnes par jour.

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15-B) NOBUYUKI, PIANISTE ET AVEUGLE : TRÉSOR VIVANT VENU DU JAPON

A 30 ans, le Japonais Nobuyuki Tsujii joue dans la cour des grands. Aveugle de naissance, il apprend la musique uniquement à l’oreille. Ce pianiste hors-pair a enchanté le théâtre des Champs-Élysées, le 17 décembre 2018, par sa grâce et sa passion.

Ses doigts galopent sur le piano à vive allure, son corps trépigne au rythme de chaque note, son énergie est contagieuse… Nobuyuki Tsujii, pianiste japonais de génie, n’a rien à envier aux plus grands, pas même leurs yeux. Précision : il est aveugle. Un détail car son handicap ne l’a pas empêché de devenir un virtuose et de s’attaquer aux partitions les plus complexes. Un talent « extra-ordinaire » que les spectateurs ont pu admirer, le 17 décembre 2018, au mythique théâtre des Champs-Élysées*, à Paris.

Une passion éternelle Sa plus grande histoire d’amour, il la vit avec la musique depuis l’âge de 2 ans. Sa mère lui chantait des chansons et il les reproduisait au piano. Il n’est pas issu d’une famille de musiciens et, aveugle de naissance, a appris à jouer à l’oreille. Les partitions en braille ? « Trop lentes » à son goût. Son aisance musicale a émerveillé sa famille avant de conquérir le Japon, la France et le monde entier. A 12 ans, il se produit au Suntory Hall de Tokyo et, dans la foulée, fait ses débuts aux États-Unis, en Russie et dans l’Hexagone. 2009, année de grâce. Il remporte le concours international Van Cliburn et éblouit le jury par son interprétation des Études de Chopin. Il réalise alors un coup de maître en bluffant Menahem Pressler, le doyen des pianistes en exercice : « Dieu lui a pris ses yeux mais lui a donné des dons physiques et mentaux qui lui permettent de dominer les plus grandes œuvres du répertoire ». Aujourd’hui âgé de 30 ans, Nobuyuki Tsujii se produit avec les plus grands orchestres internationaux aux quatre coins du monde et enchante tous ceux qui ont la chance de l’écouter.

Un handicap presque invisible « Nobuyuki Tsujii est avant tout un grand pianiste, le décrit sobrement Michel Mollard, l’un de ses producteurs. Je pense que, quand on commence à dire que c’est une pianiste aveugle, on prend tout de suite la mauvaise direction. C’est comme si l’on disait que Beethoven était un compositeur sourd, ça n’a pas de sens. » Son handicap passe au second rang, il importe peu, finalement, seuls sa personnalité et son talent comptent. Sa déficience visuelle ne vient qu’alimenter l’admiration que l’on peut lui accorder. Mais comment se représente-t-il un piano s’il n’en a jamais vu ? « C’est une question que l’on est en droit de se poser », affirme Michel Mollard. Mystère… Personne ne connaît vraiment la réponse. « L’année dernière, dans ce même théâtre, il est resté trois minutes dans le silence, seul face à son piano, pour sentir la salle, la « voir », tente de répondre Jean-François Phelizon, son autre producteur, en mettant en lumière sa « sensibilité particulière ».

Un contrôle de son phénoménal Comme tout grand artiste, il a « un monde à lui qu’il fait partager aux autres » mais sa particularité réside dans son « imaginaire formidable », « sa culture musicale exceptionnelle » et son « contrôle du son phénoménal ». « Il a également une manière de dialoguer avec l’orchestre qui lui est propre », admire Michel Mollard. La force de Nobuyuki : il n’hésite pas à se mettre en danger et « prend des risques incroyables », selon ses producteurs. « Il a une relation très pure et très directe à la musique, presque enfantine mais dans le bon sens du terme : simple, sage, sans vouloir prouver quoi que ce soit ». Un pianiste touchant et sans filtre, qui a un rapport « puissant, presque charnel » avec son instrument. Son énergie est contagieuse. « Quand il se lance, il n s’arrête pas ! Idem durant les répétitions… Il épuise tous ceux qui le côtoient, poursuivent ses producteurs. Mail il a aussi un côté très humain et chaleureux. »

Heureux d’être sur scène Sur scène, sa fougue n’a d’égal que sa douceur. Il semble bercé par le son du piano et vit chaque note comme si c’était la dernière. Un côté désinhibé probablement accentué par sa cécité ? Un chose est sûre, « il est heureux d’être sur scène et de partager avec le public et laisse donc peu de place au stress », confient ses producteurs. « Il faut savoir qu’en temps normal c’est insupportable de voir les artistes monter sur scène. En coulisse, il se joue un véritable drame ! Nombreux sont ceux qui, paralysés par le stress, ne veulent plus y aller. Et plus ils sont célèbres, plus il faut les pousser. Mais pas Nobuyuki… D’ailleurs, à chaque représentation, on se demande comment il fait. » Également compositeur, Nobuyuki Tsujii a écrit un morceau en hommage aux victimes du tsunami qui a frappé le Japon en 2011. Une sensibilité exceptionnelle, une personnalité unique, un amour inconditionnel pour la musique… En bref, un talent hors-du-commun, sacré « trésor vivant » dans son pays.

* Le théâtre des Champs-Élysées est membre du réseau Acces culture depuis 2010. A ce titre, il propose des représentations en audio-description pour le public aveugle, ainsi que des ateliers dédiés aux enfants avec un handicap visuel. 60 casques d’audio-description sont disponibles pour les deux prochaines représentations de Une Carmen, étoile du cirque, les 17 (10h) et 19 mai (17h) 2019.

Cassandre Rogeret – Handicap.fr – Décembre 2018

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